Jean Charest assure que son gouvernement n'a planifié aucune élection ce printemps.
Le premier ministre Jean Charest écarte l'idée de tenir des élections ce printemps au Québec. C'est du moins ce qu'il a annoncé jeudi lors d'un point de presse à Victoriaville, où se réunit le caucus de son parti jusqu'à vendredi en prévision de la rentrée parlementaire de la semaine prochaine.
Questionné par les journalistes sur les promesses à saveur électorale lancées cette semaine par le Parti Québécois et la Coalition avenir Québec, Jean Charest a assuré que son parti n'avait pas planifié d'élections ce printemps.
« Je comprends que Mme Marois fait beaucoup la promotion d'une élection générale, mais il faut comprendre aussi que c'est pour elle une façon de fouetter ses troupes, de rallier les dissidents de son parti », a expliqué le premier ministre.
« Le gouvernement vient de terminer trois ans de son mandat et on a encore deux ans en avant de nous. On ira en élection quand on jugera que c'est dans l'intérêt des Québécois », a poursuivi Jean Charest.
Des ministres libéraux admettent tout de même « être prêts » pour des élections. « On n'est pas naïfs. On sait qu'il y a plein de gens qui parlent d'élections », explique la ministre de la Culture, Christine St-Pierre. « On est dans la quatrième année de notre mandat, donc c'est normal de parler de cette question-là ».
« Quand M. Charest décidera de faire l'élection, on embarquera dans l'autobus. Il y en a qui attendent pour partir en autobus », dit pour sa part le ministre délégué aux Transports, Norm McMillen.
Charge contre le PQ et Québec solidaire
Relancé par les journalistes sur la promesse de Pauline Marois d'abolir la taxe santé si son parti forme le prochain gouvernement, Jean Charest a répondu : « Quand Pauline Marois parle de santé, les Québécois ont beaucoup de raisons de s'inquiéter. »
Critiquant ses adversaires de gauche, le chef libéral a déclaré :« Ce qu'elle [Pauline Marois] propose, c'est des solutions de M. Khadir et de Québec solidaire. Je constate qu'ils [les péquistes] sont toujours en mode rapprochement avec les radicaux de Québec solidaire. »
En ce qui a trait à la tenue d'élections à date fixe, une pratique adoptée dans plusieurs pays et dans certaines provinces canadiennes, Jean Charest a rejeté cette idée, expliquant qu'elle donnait lieu à des campagnes électorales très longues.
« Allez voir ce qui se fait ailleurs, là où les élections sont à date fixe. Ça fait en sorte que les gouvernements sont en élection pendant un an », a déploré le premier ministre, que plusieurs analystes voient déjà en mode électoral en dépit de sa déclaration à propos d'éventuelles élections ce printemps.