François Legault s'adressant à ses députés.
Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, réclame un temps de parole bonifié pour les neuf députés qui défendront ses couleurs lors de la rentrée parlementaire, le 14 février.
M. Legault, qui dirigeait la première réunion du caucus des coalisés, mercredi, à l'Assemblée nationale, souhaite que son parti reçoive le traitement dont l'ADQ a pu bénéficier au terme des dernières élections, malgré le fait qu'elle n'avait que six députés.
À cette époque, le Parti libéral du Québec et le Parti québécois avaient accepté que l'ADQ puisse poser cinq questions à toutes les sept séances de l'Assemblée nationale, et qu'il obtienne 10 % du temps de parole en commission parlementaire.
François Legault espère que les deux grands partis lui accorderont cette faveur. Si le PLQ et le PQ devaient la refuser, dit-il, il reviendrait à la population d'en tirer ses conclusions.
« S'ils ont peur de la coalition, peur de nos questions, je pense que la population va conclure justement que c'est parce qu'ils ne veulent pas prendre leurs responsabilités », estime-t-il.
M. Legault a par ailleurs annoncé que le député de Deux-Montagnes, Benoit Charette, un transfuge du Parti québécois, présidera le caucus. L'ex-chef de l'ADQ, Gérard Deltell, sera le chef parlementaire de la nouvelle formation, tandis que Sylvie Roy, une autre ex-adéquiste, sera sa leader parlementaire.
François Legault a par ailleurs profité de la réunion de son caucus pour répéter que ses députés devront apprendre à travailler ensemble pour arriver à changer le Québec.
La Coalition avenir Québec, qui a promis de mettre la question nationale sur la glace, réunit d'ardents fédéralistes, comme Gérard Deltell, et des souverainistes convaincus, comme François Rebello.