Régis Labeaume et Jean Charest
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le maire de Québec, Régis Labeaume, sont revenus mardi soir de leur mission économique dans le Nord québécois.
À leur arrivée à l'aéroport Jean-Lesage, MM. Charest et Labeaume étaient visiblement très heureux de leur tournée visant à promouvoir le Plan Nord. Pour leur mission, ils étaient accompagnés de 25 hommes d'affaires et de représentants d'entreprises de la région de Québec et de Chaudière-Appalaches.
« Je pense qu'il y a du monde qui va faire des affaires dans le nord, mais qui sont surtout revenus impressionnés par l'immensité du Québec et son potentiel », a déclaré le premier ministre Charest.
« C'est pas du vent, c'est des centaines de millions qu'ils dépensent là-bas. [...] L'entousiasme de ces gens-là. Pis c'est du gros gros argent! [...] Il y a des contrats pour ce monde là, il n'y a pas de doute », a renchéri le maire Labeaume.
Avant de revenir au sud du 49e parallèle, le premier ministre a indiqué que des discussions étaient en cours avec la multinationale Goldcorp, concernant le financement d'une route qui doit être construite vers une mine d'or dans le Nord.
Ce tronçon de 60 km, dont la construction est estimée par Goldcorp (TSX:G) à près de 40 millions de dollars, permettrait de relier le site Éléonore à une route qui se termine à la centrale de la Sarcelle d'Hydro-Québec, à 600 km au nord de Val-d'Or.
Lors d'un point de presse sur le site minier, M. Charest a affirmé que la participation financière de Québec est conditionnelle au développement d'un deuxième projet dans le secteur, où d'autres entreprises sont actives.
Jean Charest a ajouté que les entreprises minières devraient être en mesure de partager des coûts dans le développement d'infrastructures.
« Quand on tombe dans un scénario où il y a plusieurs projets sur plusieurs infrastructures, partagées, où un bien commun, là l'État peut jouer un rôle dans le financement », a-t-il dit.
Goldcorp, dont le siège social est à Vancouver, développe actuellement le site Éléonore, où elle souhaite amorcer l'extraction d'or d'ici décembre 2014, pour une production estimée à 600 000 onces par année, sur une période de 20 ans.
La construction d'une route offrirait un accès permanent au site, qui dépend actuellement du transport en hélicoptère ou en barge, en été. Un chemin est praticable, mais seulement en hiver.
L'entreprise, qui prévoit avoir investi 2,2 milliards de dollars dans le développement de la mine, d'ici 2017, souhaite amorcer la construction de la route cette année.