Pierre Moreau, ministre des Transports du Québec
Le gouvernement Charest nie en bloc les allégations du Parti québécois voulant qu'il y ait un lien entre le premier ministre et l'octroi d'un contrat pour la réfection du pont Mercier.
Mercredi matin, le député péquiste de La Prairie, François Rebello, a affirmé qu'un contrat sans appel d'offres pour un sous-traitant a été inscrit dans un contrat octroyé à un consortium pour la réfection du pont Mercier. Cette pratique aurait ainsi profité à Schokbéton, une entreprise appartenant à Marc Bibeau, un ami de Jean Charest.
« Est-ce que le premier ministre peut nous dire s'il approuve ce contrat sans appel d'offres au profit de Marc Bibeau? », a demandé M. Rebello.
En point de presse mercredi après-midi, le ministre des Transports, Pierre Moreau, a soutenu que le contrat en question été octroyé par la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain à Mohawk Bridge Consortium, qui a ensuite donné un contrat à Schokbéton.
« Tous les travaux liés à l'exécution de ce contrat sont faits sur la partie fédérale du pont Mercier. [...] D'aucune façon, le ministère des Transports du Québec n'est intervenu pour octroyer un contrat avec Mohawk Bridge Consortium ou avec Schokbéton, et d'aucune façon le ministère des Transports du Québec n'a de lien avec Schokbéton pour la réalisation de ce contrat », a affirmé le ministre Moreau.
« Si madame Marois, dans son intention de faire de la politique autrement était sérieuse, elle devrait rappeler à l'ordre le député Rebello et lui demander de présenter des excuses et au premier ministre du Québec, et aux représentants de Schokbéton, qui n'ont rien à voir dans les allégations que supposait la question du député Rebello. Ce dernier a fait preuve ou d'incompétence dans ses recherches, ou de malveillance dans ses intentions. »
M. Moreau a souligné que tous les contrats concernant le pont Mercier sont octroyés par la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain, un organisme fédéral.
Selon M. Moreau, M. Rebello « profite du contexte ambiant pour confondre l'opinion publique ».