![]() Mise à jour le vendredi 28 octobre 2011 à 16 h 07 HAE Au service de la sécurité publique
De 1968 à 1998, il fait carrière au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, principalement dans le domaine des enquêtes criminelles. En 1996, comme chef de la police de Montréal, il travaille à la mise sur pied de l'escouade Carcajou afin de lutter contre les groupes de motards criminels. En 1998, il quitte son poste de chef de la police de Montréal pour se lancer dans la course à la mairie de Montréal. Il termine alors deuxième, derrière Pierre Bourque. Cette campagne électorale reviendra le hanter plus d'une décennie plus tard en raison d'allégations de financement illégal. En 1999, Jacques Duchesneau fait partie des trois finalistes pour occuper le poste de Secrétaire général d'Interpol. De 2000 à 2002, il occupe le poste de vice-président de Datacom, une société de gestion de parcs de véhicules et de dépistage de véhicules volés. De 2000 à 2005, il sert également à titre de colonel-commandant de la police militaire des Forces canadiennes. De 2002 à 2008, Jacques Duchesneau devient le premier président et chef de la direction de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, créée après les attentats du 11 septembre 2001. En 2008 et 2009, il rédige une thèse de doctorat sur la prévention du terrorisme tout en enseignant à l'Université du Québec à Montréal et à l'École nationale d'administration publique. En 2009, dans la foulée des révélations de Benoît Labonté sur la corruption dans les milieux politiques, Jacques Duchesneau dénonce la corruption qui gangrène, selon lui, les contrats alloués par la Ville de Montréal depuis des années, et se dit en faveur d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction.
Jacques Duchesneau a reçu de nombreux honneurs au cours de sa carrière. Il est notamment membre de l'Ordre du Canada et Chevalier de l'Ordre national du Québec. Jacques Duchesneau est l'une des figures marquantes de la sécurité publique au Canada et à l'étranger. Il se distingue par ses idées novatrices, sa droiture et sa détermination à atteindre des objectifs élevés. Ordre national du Québec À la tête de l'Unité anticollusion En février 2010, le gouvernement du Québec crée l'Unité anticollusion (UAC) au sein du ministère des Transports afin de surveiller les marchés, de détecter et prévenir la collusion, d'empêcher la fraude et la malversation, et d'encourager la pratique loyale des affaires. Jacques Duchesneau est à la tête de cette nouvelle unité. En novembre 2010, au moment où des allégations laissent croire qu'il aurait utilisé des prête-noms pour financer cette campagne électorale, Jacques Duchesneau se retire temporairement de ses fonctions de chef de l'Unité anticollusion et demande au directeur général des élections (DGE) de s'emparer de cette affaire. Différentes sources soutiennent alors que des acteurs-clés de l'industrie de la construction ont commencé à exercer des pressions sur Jacques Duchesneau à partir du moment où l'Unité anticollusion s'est approchée du coeur du système de collusion. En février 2011, le DGE blanchit Jacques Duchesneau des allégations de financement illégal qui pesaient contre lui, et il réintègre aussitôt ses fonctions à la tête de l'Unité anticollusion. Cette annonce suit de quelques heures celle de la création de la nouvelle Unité permanente anticorruption pour lutter contre le trafic d'influence, la corruption et la collusion, à laquelle l'UAC sera intégrée. Un rapport qui fait des vagues À la mi-septembre, Radio-Canada obtient un rapport secret de l'Unité anticollusion, qui dresse un portrait accablant pour le ministère des Transports des pratiques immorales, voire illégales, d'acteurs de l'industrie des travaux routiers et établit un lien direct entre l'industrie et le financement occulte des partis politiques. Le rapport déplore par ailleurs le manque criant de main-d'oeuvre qualifiée au ministère des Transports pour superviser les chantiers ainsi que les conséquences négatives de la perte d'expertise professionnelle au profit de firmes privées. Le 27 septembre, Jacques Duchesneau répond pendant plus de cinq heures aux questions des membres de la Commission de l'administration publique de l'Assemblée nationale au sujet des conclusions de son rapport. Un mois plus tard, il est congédié par le directeur de l'Unité permanente anticorruption, Robert Lafrenière, en raison de ses prises de position publiques sur le travail de l'unité. On lui reproche son manque de loyauté. |