Ottawa pourrait réduire de 5 % le budget de CBC-Radio-Canada

  |  Radio-Canada avec CBC
Le ministre James Moore Le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, aux Communes.   © PC/Sean Kilpatrick

Le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a affirmé mardi que CBC-Radio-Canada devait s'attendre à des compressions d'au moins 5 % dans le prochain budget du gouvernement conservateur de Stephen Harper.

En entrevue sur les ondes de la radio de la CBC, il a dit qu'il s'agit d'une diminution semblable à celle des autres organismes fédéraux. Il a ajouté que CBC-Radio-Canada « doit aussi contribuer ». Toutefois, il a dit qu'il était hors de question que la société d'État soit privatisée.

Il a rappelé que la promesse voulant que le financement de CBC-Radio-Canada demeure stable était basée sur la plateforme électorale de 2008, et non celle des élections de cette année.

Néanmoins, le ministre a eu des éloges concernant les réductions des coûts auxquelles est arrivée CBC-Radio-Canada. Il a rappelé que la société d'État avait trouvé le moyen de faire face aux compressions budgétaires en vendant notamment certains de ses actifs.

La semaine dernière, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a annoncé le report de ses audiences concernant le renouvellement des licences de Radio-Canada qui devaient avoir lieu l'automne prochain. Le CRTC a pris cette décision parce que le gouvernement fédéral n'avait pas encore fixé le budget de fonctionnement de la société.

Par ailleurs, le ministre a appuyé une affirmation faite le mois dernier par son confrère des Finances, Jim Flaherty, voulant que le domaine des arts ne soit pas financé sur une base régulière.

Mardi, le ministre Moore a surenchéri en précisant que « les organismes artistiques doivent prévoir un plus grand financement du secteur privé ».

Il s'est défendu en voulant briser le « stéréotype » selon lequel les conservateurs n'appuient pas le domaine artistique. Il a affirmé que « le gouvernement comprend totalement l'importance que revêt la culture pour l'économie canadienne ».