Jean Charest présentant son Plan Nord.
De passage à Munich, dernier arrêt de sa tournée européenne pour la promotion du Plan Nord auprès d'investisseurs étrangers, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a soutenu que ce projet ferait partie des enjeux de la prochaine campagne électorale.
M. Charest compte se servir du projet, lancé en mai dernier pour développer le Nord québécois, afin d'obtenir un quatrième mandat d'affilée.
Il soutient que le Plan Nord a été bien reçu dans le monde et que les Québécois en retireront une grande fierté. Il a aussi profité de l'occasion pour critiquer les réserves de la chef du Parti québécois, Pauline Marois, face au projet.
Le premier ministre a conclu sa mission en Europe en rencontrant le Conseil du patronat bavarois et le ministre-président de la Bavière, Horst Seehofer.
Il a ainsi pu établir des contacts d'affaires avec des entreprises basées en Allemagne, deuxième partenaire économique du Québec en Europe, après le Royaume-Uni.
Plusieurs grandes entreprises allemandes se sont fait connaître au Québec au cours des dernières années. Bauer a notamment participé à la conception du barrage hydroélectrique de Péribonka, tandis que MTU est un partenaire de Pratt et Whitney depuis plus de 25 ans.
Mercredi, Jean Charest était à Bruxelles, où il a prononcé des discours devant un regroupement de gens d'affaires et le Parlement belge.
Il était à Londres lundi, après s'être rendu à New York une semaine plus tôt.