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En profondeur

Mise à jour le mardi 17 mai 2011 à 14 h 33

La fin d'une aventure



Gilles Duceppe n'est plus le chef du Bloc québécois. Vingt ans après son élection comme premier député du Bloc dans Laurier-Sainte-Marie, il a remis sa démission lors de la soirée électorale du 2 mai 2011, laissant un parti en déroute. Pour la première fois depuis 1990, Gilles Duceppe a été battu dans sa circonscription, tout comme la majorité des députés bloquistes, qui ne sont plus que quatre à la Chambre des communes.

Orateur aguerri et politicien combatif et acharné, Gilles Duceppe était très respecté parmi ses collègues du Parlement, qui l'ont d'ailleurs nommé en 2010 le parlementaire ayant le plus de connaissances.

Figure et âme du mouvement souverainiste à Ottawa pendant plus de 20 ans, Gilles Duceppe a laissé une marque durable parmi les fédéralistes canadiens. Mettant de l'avant les préoccupations québécoises, défendant des valeurs de gauche, lui et son parti ont obligé le pays à entendre les demandes du Québec.

Son départ laisse un grand vide au Bloc québécois, un parti dont l'avenir est maintenant précaire.

Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois

Photo: ©La Presse Canadienne

En bref

  • Né le 22 juillet 1947, a grandi dans le quartier ouvrier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

  • Titulaire d'un baccalauréat ès arts du Collège Mont-Saint-Louis, il étudie aussi en sciences politiques à l'Université de Montréal.

  • Vice-président de l'Union générale des étudiants du Québec (1968-1969).

  • Directeur du journal étudiant Quartier Latin (1970).

  • Devient membre du Parti québécois et travaille comme organisateur pour le candidat Robert Burns à l'élection de 1970.

  • S'implique dans le journal communiste En lutte!, puis adhère à la Ligue communiste marxiste-léniniste et au Parti communiste ouvrier (1970-1980).

  • Conseiller syndical à la Confédération des syndicats nationaux (1983-1990).

  • Premier député élu sous la bannière du Bloc québécois en 1990.

  • Élu chef du Bloc québécois le 15 mars 1997.

  • Défait dans Laurier-Sainte-Marie lors de l'élection générale du 2 mai 2011, au cours de laquelle son parti a été pratiquement rayé de la carte. Il annonce le soir même sa démission comme chef du parti.