![]() Mise à jour le mardi 23 août 2011 à 12 h 38 HAE Un politicien né
Quant à l'entrée de Jack Layton dans le NPD, elle s'est faite en plein coeur de la crise d'octobre 1970. En effet, le jeune étudiant de McGill s'est empressé d'adhérer au parti après avoir été fortement impressionné par un discours du chef néo-démocrate de l'époque, Tommy Douglas, lors duquel il s'opposait à la loi sur les mesures de guerre. Cette affinité de Jack Layton avec les cercles de la gauche n'est pas étonnante lorsqu'on connaît l'héritage que lui ont laissé trois générations de Layton portées sur la revendication. À l'Action de grâces, mon père m'emmenait servir des repas aux pauvres dans un sous-sol d'église du centre-ville. Jack Layton
Déjà, son arrière-grand-père Philip, immigrant anglais aveugle et accordeur de piano de son état, a réussi avec l'aide de sa femme à faire promettre aux politiciens engagés dans la campagne électorale fédérale de 1935 d'investir dans un fonds de pension pour les aveugles. Son grand-père, Gilbert, ministre dans le Cabinet de Maurice Duplessis, n'a pas hésité à démissionner pour marquer son opposition à la conscription lors de la Seconde Guerre mondiale. Et son père, Robert, un ingénieur de Westmount qui était aussi l'organisateur en chef de Paul Gérin-Lajoie, le fondateur du ministère de l'Éducation, a claqué la porte du parti libéral fédéral au lendemain du rapatriement de la Constitution par Pierre Elliot Trudeau en 1982. Élu député progressiste-conservateur dans la circonscription de Lachine lors des élections de 1984, Robert Layton a été ministre d'État aux Mines de 1984 à 1986 sous Brian Mulroney. En plus d'avoir un arbre généalogique chargé des fruits de la politique, le chef du NPD partageait aussi sa vie avec une politicienne. Son épouse, Olivia Chow est en effet députée fédérale néo-démocrate de Trinity-Spadina. |