Le PQ est un parti de radicaux, selon Charest

Jean Charest Jean Charest (archives)

Le premier ministre Jean Charest affirme que la chef du Parti québécois, Pauline Marois, s'est « radicalisée », tout en radicalisant « le programme de son parti politique pour obtenir le soutien de ses partisans ».

Commentant le 16e Congrès national du PQ, qui s'est achevé dimanche, à Montréal, Jean Charest a estimé que cela « représente un recul très important pour le Québec ».

Jean Charest a aussi réagi au soutien sans équivoque reçu par Pauline Marois. Il considère que le résultat obtenu par la chef péquiste n'entame en rien son propre « leadership ». « C'est une affaire interne au Parti québécois, ce sont leurs affaires. Tant mieux pour Mme Marois si elle a reçu l'appui de ses troupes », a déclaré le chef du Parti libéral du Québec.

Un programme « radical », source de « chicanes » avec Ottawa

Le premier ministre préfère analyser « à quel prix » Pauline Marois a obtenu le soutien de ses partisans. « Au prix de dire aux Québécois qu'on va leur interdire l'accès aux enseignements en anglais au Cégep. Au prix d'avoir des débats sur l'affichage en anglais. Au prix de se payer une autre onde de chicanes avec Ottawa », considère Jean Charest, qui estime que le programme « radical » du PQ va « faire reculer le Québec ».

Le chef du gouvernement s'est ensuite étonné qu'au cours d'un tel congrès, censé donner une « vision de l'avenir du Québec », les questions de l'économie, de l'emploi ou encore celle du développement des régions n'aient pas été abordées. « Ce sont pourtant les premières préoccupations de mon gouvernement », souligne Jean Charest.

« Ils ne nous disent pas la vérité »

Le premier ministre a également dénoncé la stratégie de Pauline Marois et Gilles Duceppe, qui a prononcé un discours enflammé devant les militants péquistes. Selon Jean Charest, les chefs de file du PQ et du Bloc québécois ne « disent pas la vérité » aux Québécois. « Ils nous disent qu'ils n'ont pas de stratégie ouverte concernant la souveraineté. Mais ce qu'ils nous disent avec ces mots-là, c'est qu'ils ne nous dévoileront pas leurs véritables intentions. »

Selon M. Charest, Pauline Marois « veut dépenser des fonds publics pour faire la promotion de la souveraineté. Elle ne dira pas quand le référendum aura lieu, mais elle dit qu'elle va tout faire pour que cela arrive le plus rapidement possible ».

« Les Québécois ne veulent pas d'un référendum. » — Jean Charest

Le premier ministre est pour sa part convaincu que « les Québécois ne veulent pas la souveraineté. Mais Mme Marois, si jamais elle est élue, va gouverner comme si elle avait le mandat de faire la séparation pour la souveraineté », affirme Jean Charest.

L'enjeu d'un gouvernement péquiste « ne sera pas l'économie, mais la tenue d'un prochain référendum », insiste Jean Charest avant de répéter qu'il s'agirait d'un « recul très important pour le Québec ».

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