Québec dévoile son plan d'action en matière de transport électrique

Martine Biron explique ce virage vert.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a dévoilé jeudi son plan d'action en matière de transport électrique.

Québec offrira ainsi des rabais pouvant aller jusqu'à 8000 $ aux automobilistes qui achèteront une voiture entièrement électrique comme la Nissan Leaf. La Chevrolet Volt et la Toyota Prius sont d'autres modèles qui seront également admissibles. Le gouvernement espère ainsi que 300 000 de ces véhicules électriques et hybrides rouleront sur les routes du Québec en 2020.

Les rabais consentis par le gouvernement seront modulés selon l'autonomie de la batterie dont la voiture est équipée. La remise gouvernementale correspondra au surcoût engendré par la nouvelle technologie électrique.

Ce programme, qui entrera en vigueur en janvier 2012, est assorti d'une enveloppe de 50 millions de dollars d'ici 2015-2016.

Le gouvernement espère que 25 % des voitures achetées au Québec d'ici 9 ans seront électriques. Cela permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 900 000 tonnes, soit 6 % de l'objectif de réduction que le gouvernement Charest a fixé à l'horizon 2020.

Outre ce coup de pouce financier aux automobilistes désireux d'acquérir une voiture électrique, le premier ministre Charest avait aussi annoncé dans son discours inaugural que Québec cherchera à :

  • appuyer la fabrication de produits et de composantes de véhicules électriques afin que le Québec devienne un acteur mondial de cette nouvelle industrie;
  • préparer l'arrivée de ces véhicules, notamment par le développement d'infrastructures de recharge;
  • appuyer les sociétés de transport collectif qui se tourneront vers l'électricité.

Certaines grandes lignes du plan ont déjà été annoncées dans le discours d'ouverture de la session parlementaire à l'Assemblée nationale et dans le budget Bachand.

Un premier pas dans la bonne direction

Généralement bien accueilli, le plan d'action du gouvernement est toutefois critiqué pour le manque de moyens dont il fait l'objet.

Équiterre estime qu'il s'agit d'un premier pas valable, mais qu'il doit être suivi par d'autres mesures. L'absence de dispositions pour stimuler le transport collectif alors que l'accent est mis sur le transport individuel - bien qu'électrique - est également dénoncée par les environnementalistes.

Quant au Réseau des ingénieurs du Québec, il affirme que les ressources font défaut au projet pour atteindre les objectifs ciblés.

L'Association des manufacturiers de véhicules de transport est heureuse de ce premier pas du gouvernement dans le dossier.

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