Assemblée nationale : Les libéraux veulent Jacques Chagnon pour remplacer Yvon Vallières

Le député de Westmount-Saint-Louis, Jacques Chagnon Le député de Westmount-Saint-Louis, Jacques Chagnon   © PC/Jacques Boissinot

Tout indique que le député libéral de Westmount-Saint-Louis, Jacques Chagnon, sera nommé président de l'Assemblée nationale, mardi, en remplacement d'Yvon Vallières.

M. Vallières a remis sa démission vendredi dernier, excédé par les débats acrimonieux des derniers mois.

Le caucus libéral s'est réuni ce matin pour choisir son candidat. Pour le premier ministre Jean Charest, Jacques Chagnon est la personne pour le poste.

« Il a 25 ans d'expérience à l'Assemblée nationale. Il est compétent pour faire ce travail. Il est déjà vice-président. En plus, il a de bonnes relations avec les députés d'opposition. Ça pèse dans la balance parce que nous voulons un président qui peut travailler avec tous les députés, peu importe les couleurs ou le comté qu'ils représentent. » — Jean Charest

Jacques Chagnon, qui est le deuxième vice-président de l'Assemblée nationale, a sondé ses appuis en fin de semaine et il semble en avoir suffisamment, tant chez ses collègues qu'au sein de l'opposition péquiste.

Outre M. Chagnon, le nom de Fatima Houda-Pépin, députée libérale de La Pinière, avait aussi circulé comme candidate potentielle, mais elle ne se serait pas montrée intéressée.

Le seul autre candidat est Marc Picard, député indépendant de Chutes-de-la-Chaudière, anciennement élu sous la bannière adéquiste. Mais il serait plus qu'étonnant qu'il reçoive l'appui nécessaire.

Le choix du président se fera par vote secret, mardi, au retour des députés à l'Assemblée nationale. Dans un gouvernement majoritaire, la préférence du premier ministre pèse très lourd dans la balance.

Jacques Chagnon est député libéral depuis 1985. Il a été ministre de l'Éducation en 1994, puis ministre de la Sécurité publique de 2003 à 2005, avant d'être rétrogradé au poste de vice-président de l'Assemblée nationale.

Fronde contre Stéphane Bédard

À la sortie du caucus, lundi, les libéraux s'en sont pris au leader parlementaire péquiste, Stéphane Bédard, qui a eu des mots très durs à l'endroit d'Yvon Vallières la semaine dernière.

Rappelons que le président démissionnaire de l'Assemblée nationale s'est attiré les foudres de l'opposition officielle pour avoir donné l'absolution à la ministre Lise Thériault. Cette dernière avait provoqué l'ire du Parti québécois avec ses déclarations jugées menaçantes et portant atteinte aux droits et privilèges des parlementaires.

Stéphane Bédard a attaqué verbalement M. Vallières, jugeant sa décision totalement impartiale.

« Quand Stéphane Bédard parle de décision du président comme étant de la merde à voix haute quand le président parle, je comprends M. Vallières [d'avoir démissionné] », a réagi le ministre des Finances, Raymond Bachand.

La ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamps, a également déploré l'attitude du leader parlementaire péquiste.