L'Assemblée nationale du Québec
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Luc Lavigne
À Québec, le gouvernement ne veut pas qu'une autre pétition visant le renvoi d'un élu se retrouve sur le site Internet de l'Assemblée nationale.
Le ministre québécois de la Réforme des institutions démocratiques, Pierre Moreau, a voulu illustrer le malaise ressenti par certains élus devant la pétition réclamant la démission du premier ministre Jean Charest, mise en ligne par un citoyen, et soutenue par le député Amir Khadir.
« La pétition doit viser une action à l'intérieur de la juridiction de l'Assemblée nationale, a ajouté le ministre Moreau. Or, la juridiction de l'Assemblée nationale ne lui permet pas de destituer un membre de l'exécutif. »
« Vous ne verrez plus ce genre de pétitions là à l'Assemblée nationale », a-t-il prédit.
La pétition est officiellement déposée
Ce sont finalement 247 379 Québécois qui ont signé la pétition en ligne réclamant la démission du premier ministre Jean Charest. La pétition a été formellement déposée mercredi à l'Assemblée nationale par le seul député de Québec solidaire à y siéger, Amir Khadir.
La pétition, lancée à l'initiative du Mouvement citoyen national du Québec et parrainée par Québec solidaire, avait été mise en ligne le 15 novembre sur le site de l'Assemblée nationale. Les Québécois ont pu la signer jusqu'à mardi.
Le libellé de la pétition explique que la démission du premier ministre est exigée parce que son gouvernement refuse :
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PC/Jacques Boissinot
Le Mouvement citoyen national du Québec est issu de la fusion de deux groupes constitués sur le site de réseautage social Facebook.
L'objectif initial du Mouvement était de recueillir 100 000 noms en trois mois. Après moins d'une semaine, plus de 200 000 Québécois avaient signé la pétition. Le mouvement s'est par la suite essoufflé.
En conférence de presse, le fondateur du Mouvement, Steve Brosseau, a remercié les Québécois et les Québécoises qui ont signé la pétition. Il a invité ses concitoyens à prendre la peine d'aller voter.
M. Brosseau s'est défendu de se livrer à une vendetta contre le gouvernement libéral. Il a d'ailleurs témoigné de l'estime qu'il éprouve pour l'ex-député libéral Robert Therrien, qui a représenté la circonscription de Rousseau de 1985 à 1997.
Son attaque vise directement Jean Charest, dit-il. Il invite les députés libéraux à lui montrer la porte, comme l'ont fait les députés britanno-colombiens du premier ministre Gordon Campbell.