Des nominations qui ne changent rien, estime le PQ

Pauline Marois réagit aux nominations de ses anciens collègues Lucien Bouchard et Diane Lemieux à la tête de l'APGQ et de la CCQ. Pauline Marois réagit aux nominations de ses anciens collègues Lucien Bouchard et Diane Lemieux à la tête de l'APGQ et de la CCQ.

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, affirme que les nominations de ses anciens collègues Lucien Bouchard et Diane Lemieux ne changent rien aux problèmes qui touchent le gouvernement Charest.

Mardi, le conseil d'administration de l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) a entériné la nomination de l'ex-premier ministre péquiste à la tête de l'organisation, et le gouvernement Charest a nommé l'ex-ministre péquiste Diane Lemieux à la tête de la Commission de la construction du Québec (CCQ), en remplacement d'André Ménard.

À l'ouverture du caucus de sa formation à Laval, Mme Marois a été invitée par les journalistes à commenter ces récents développements. Elle a réitéré qu'il fallait un moratoire sur l'exploration des gaz de schiste et une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction.

Si elle a vanté les qualités de négociateur et la rigueur de l'ancien chef de gouvernement péquiste, elle a cependant rappelé que le nouveau patron de M. Bouchard est l'industrie et non la population du Québec.

« Est-ce que ça chance quoi que ce soit au fond des choses? Le fond des choses, c'est que ce dossier est mal parti. » — Pauline Marois

« Le travail a été mal fait par le gouvernement libéral, par le gouvernement de M. Charest. C'est un véritable cafouillis, c'est lamentable, et nous demandons toujours qu'il y ait un moratoire [sur l'exploration des gaz de schiste].

Le député Pierre Curzy, qui n'a jamais travaillé avec Lucien Bouchard, a été plus critique face à l'ancien chef du PQ. « Quel est l'image que son miroir renvoie à M. Bouchard quand il se regarde? », a-t-il demandé aux journalistes.

Pauline Marois a par ailleurs salué la nomination de Diane Lemieux à la tête de la CCQ et a dit croire en son talent. Elle a toutefois affirmé que les pouvoirs de la nouvelle présidente seraient limités.

« Diane n'aura pas à ce moment-ci les outils qu'il faut pour aller au bout de la démarche ou du mandat qu'on lui confie. Il n'y a pas eu de commission d'enquête sur l'industrie de la construction », a martelé la chef péquiste.

« Quelle est l'ampleur des fraudes, quelle est l'ampleur de la corruption, qui sont les principaux acteurs au niveau de la corruption dans cette industrie? », a demandé Mme Marois. « En ce sens, moi je vous dis encore une fois que ça ne nous empêchera pas de continuer à questionner le gouvernement », a-t-elle conclu.

Le caucus péquiste se tiendra pendant deux jours afin de préparer la rentrée parlementaire, le 8 février. Le dossier du gaz de schiste et les allégations de corruption dans l'industrie de la construction feront vraisemblablement partie de l'ordre du jour.