Marcel Blanchet, Directeur général des élections
Le directeur général des élections du Québec (DGE), Marcel Blanchet, se dit troublé par le dépôt du projet de loi 132 par le gouvernement de Jean Charest pour suspendre ses pouvoirs sur la refonte de la carte électorale jusqu'au 30 juin 2011, date butoir de proposition d'une nouvelle carte par les élus de l'Assemblée nationale.
Le directeur général des élections du Québec, Marcel Blanchet, se dit troublé par le dépôt d'un projet de loi par le gouvernement libéral pour suspendre ses pouvoirs sur la refonte de la carte électorale, une décision appuyée par le Parti québécois.
La refonte de la carte électorale, telle que proposée par le DGE, aurait éliminé trois circonscriptions dans l'est du Québec au profit des banlieues de Montréal.
Le leader parlementaire de l'opposition officielle péquiste, Stéphane Bédard, affirme qu'« il faut modifier les critères pour protéger les régions ».
En vertu de la Constitution canadienne, le tracé des circonscriptions électorales doit assurer une représentation juste des électeurs en fonction de critères géographiques et démographiques.
De retour d'un voyage en Afrique, Marcel Blanchet s'explique mal qu'après deux ans de travail, et alors que sa carte est prête à être déposée, le gouvernement décide soudainement de revoir les règles qui encadrent son travail parce que les régions s'estiment moins bien représentées.
Le DGE est une institution indépendante relevant de l'Assemblée nationale. Les parlementaires ont toutefois le dernier mot sur son travail.
Marcel Blanchet doute que le gouvernement puisse trouver une meilleure solution que celle qu'il propose pour réformer la carte électorale. « On a viré ça de tout bord, tout côté, et manifestement, il y a un cadre constitutionnel qu'il faut respecter [...] On peut espérer qu'une trouvaille soit faite pour régler le problème autrement que ce qu'on a proposé, mais je pense que la marge de manoeuvre est très réduite », explique-t-il.
L'Action démocratique du Québec et Québec solidaire refusent d'appuyer la démarche du gouvernement.
L'ADQ et Québec solidaire accusent le gouvernement d'agir à des fins électoralistes. Ils rappellent que parmi les circonscriptions appelées à disparaître, il y a celle de Kamouraska-Témiscouata, où des élections partielles auront lieu à la fin du mois. C'est le défunt ministre Claude Béchard qui en était le député depuis 1997.