Joseph Facal ajoute son grain de sel

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Joseph Facal Joseph Facal

Dans un discours attendu qui a été prononcé vendredi soir à Montréal, l'ancien ministre péquiste Joseph Facal a ajouté son grain de sel au débat sur la souveraineté. Contrairement à Jacques Parizeau qui répétait qu'il aimerait voir la chef péquiste, Pauline Marois, assumer la direction de la préparation de la souveraineté, Joseph Facal était beaucoup moins enthousiaste.

Prenant la parole devant la Ligue d'Action nationale, l'ex-ministre péquiste soutient que la souveraineté du Québec ne pourra pas être réalisée rapidement. Selon lui, il faut plutôt redynamiser le Québec avec de nouvelles réformes et en redonnant le goût de l'effort aux Québécois.

Devant plus de 200 convives réunis à l'invitation de l'Action nationale, il a affirmé que si la souveraineté est « une solution à un problème que notre peuple ne veut pas confronter, c'est parce qu'il a perdu le goût d'avancer, perdu confiance dans ses élites, et peut-être même un peu perdu confiance en lui ».

« L'idée [de la souveraineté] reste trop forte pour qu'on puisse conclure qu'elle n'aboutira jamais, mais trop faible pour pense qu'on y parviendra rapidement. » — Joseph Facal

Par ailleurs, les députés péquistes ont resserré les rangs derrière leur chef Pauline Marois après les déclarations de Jacques Parizeau qui disait que Gilles Duceppe était actuellement le meilleur défenseur du projet souverainiste.

Le caucus des députés du PQ a affirmé que le leadership de Mme Marois n'est pas remis en question, même si un petit groupe d'opposants à l'intérieur du parti affirment être plus inspirés par l'actuel chef du Bloc québécois.

En entrevue à la radio vendredi matin, Jacques Parizeau a précisé qu'il préfère débattre d'idées et que le rôle de Pauline Marois n'est pas en cause.

Des excuses de Joseph FacalPar ailleurs, l'ancien ministre péquiste Joseph Facal a présenté publiquement des excuses à Yves Michaud pour avoir voté pour une motion de blâme adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale en décembre 2000. Lors de son discours prononcé vendredi soir à Montréal, Joseph Facal a exprimé ses profonds regrets pour avoir injustement condamné Yves Michaud pour des propos qui avaient été qualifiés à l'époque d'antisémites.