Le processus de réforme de la carte électorale suspendu

Le processus de réforme de la carte électorale est suspendu

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a annoncé jeudi que le processus de réforme de la carte électorale était suspendu.

Le premier ministre Jean Charest annonce que le processus de la réforme de la carte électorale est suspendu. Les partis devront trouver un compromis et adopter la nouvelle carte d'ici la fin de juin.

M. Charest a indiqué que le gouvernement allait faire une proposition de redécoupage de la carte électorale au mois de mars.

Il a demandé à tous les partis représentés à l'Assemblée nationale de collaborer afin de trouver une solution acceptable pour tous.

Le premier ministre a ajouté qu'un compromis devra être trouvé et la nouvelle carte adoptée d'ici la fin des travaux parlementaires en juin.

Le projet de réforme de la carte électorale du directeur général des élections suggérait que trois nouvelles circonscriptions viennent s'ajouter à la carte actuelle, en Montérégie, à Laval et dans Laurentides-Lanaudière. Trois autres circonscriptions seraient retranchées, en Gaspésie, au Bas-Saint-Laurent et en Beauce.

Selon le projet de nouvelle carte électorale, les circonscriptions de Matane, de Beauce-Nord et de Kamouraska-Témiscouata disparaîtraient.

« Je veux que les comtés en régions puissent être protégés », a dit Jean Charest.

Selon le DGE, Marcel Blanchet, les changements à la carte électorale étaient rendus essentiels afin de respecter la loi électorale. Actuellement, 27 des 125 circonscriptions québécoises ne respectent pas la loi quant au nombre d'électeurs, en raison des changements démographiques importants survenus au cours des 30 dernières années, toujours en faveur des grands centres urbains et au détriment des régions, qui se dépeuplent.

Jean Charest soutient que la décision de revoir la proposition du DGE n'est pas un désaveu de son travail. « Ce n'est pas un désaveu. On demande au DGE de faire un travail de fond, mais c'est nous qui prenons les décisions. Le DGE ne peut pas remplacer les élus », a-t-il dit.

Rappelons que Marcel Blanchet a récemment annoncé sa démission.