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« Péquiste », le mot caché

Mise à jour lemercredi 22 septembre 2010à10 h 50

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« Péquiste », le mot caché

L'émission 24 heures en 60 minutes, diffusée au Réseau de l'information (RDI), a appris qu'un mot a été biffé d'une des versions d'un document remis à la commission Bastarache.

La semaine dernière, un document en appui au témoignage de l'ex-sous-ministre associé à la Justice, Georges Lalande, a été déposé devant la commission Bastarache. Il s'agit de copies des agendas de M. Lalande dans lesquels il avait inscrit des détails de ses rencontres avec Franco Fava, un des collecteurs de fonds du Parti libéral du Québec.

Dans cette version du document, le mot « péquiste » a été caviardé.

Dans cette version du document, le mot « péquiste » a été caviardé.

À la page 21 de la version originale du document, on peut lire les mots : « juge en chef », « Alma », « pres-ass juge du Québec », « péquiste ». À côté du mot « péquiste », le nom d'un candidat au poste de juge en chef a été caviardé.

Mise à jour

Mercredi matin, Me Chantal Châtelain, représentant la Conférence des juges du Québec, a précisé que le document original comporte les noms de deux personnes. Les mots « Alma » et « pres-ass juge du Québec » sont associés au premier nom, tandis que le mot « péquiste » est associé au second.

Or, dans la version du document qui a été rendue publique et qui a été déposée en preuve à la commission, le mot « péquiste » a été caviardé.

M. Lalande n'a pas été interrogé sur ce détail du document.

En entrevue avec Anne-Marie Dussault, Guy Versailles, porte-parole de la commission Bastarache, a admis qu'il existait deux versions du document. M. Versailles n'a pas pu dire qui avait caviardé le mot « péquiste », mais il précise que la plupart des caviardages sont effectués à l'initiative de la commission elle-même.

Un processus en plusieurs étapes

Le porte-parole de la commission Bastarache a expliqué que le processus de caviardage se faisait en plusieurs étapes.

Il a indiqué qu'avant que les documents soient distribués publiquement ou mis sur le site Internet de la commission, toutes les mentions permettant d'identifier des personnes qui ne sont pas pertinentes dans le mandat de la commission sont éliminées. Plusieurs personnes révisent les mêmes documents pour s'assurer de biffer toute information qui n'est pas liée au mandat de la commission. À chaque fois, les documents doivent être photocopiés de nouveau.

Une fois que la commission a produit des documents qu'elle estime expurgés de toute information non pertinente, M. Versailles explique qu'ils sont alors remis à tous les participants. Ces derniers peuvent alors demander que certains détails, laissés intacts par la commission, soient éliminés.