Claire Tremblay, coordinatrice de la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne
Le registre des armes à feu continue de retenir l'attention à la veille du vote sur une motion proposant de renoncer à l'étude du projet de loi C-391.
Les responsables du dossier de la condition féminine des trois partis d'opposion et des femmes de partout au pays se réunissent à Ottawa pour manifester leur soutien au registre des armes d'épaule.
Le projet de loi privé de la députée conservatrice Candice Hoeppner vise à éliminer l'obligation d'enregistrer les armes d'épaule dans le registre des armes à feu.
Les responsables du dossier de la condition féminine des trois partis d'opposition - Anita Neville (libérale), Irene Mathyssen (néo-démocrate) et Nicole Demers (bloquiste) - ainsi que des femmes de partout au pays se sont rassemblées mardi à Ottawa pour appuyer le maintien du registre des armes d'épaule.
« Les statistiques nous apprennent que les armes d'épaule sont les armes le plus souvent en cause lorsqu'une femme est tuée dans le cadre d'un acte de violence conjugale. Le démantèlement du registre de ces armes mettra encore plus de femmes en danger. En outre, les policiers consultent le registre constamment lorsqu'ils doivent se rendre sur les lieux d'un acte de violence conjugale », a déclaré Claire Tremblay, coordinatrice de la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne, qui rassemble 35 groupes en faveur du maintien du registre des armes d'épaule.
La coalition souligne qu'« une femme est tuée par arme à feu tous les six jours, en moyenne, au Canada - la majorité du temps dans le cadre d'un acte de violence conjugale » et « qu'une femme risque 12 fois plus de mourir d'un acte de violence si son agresseur est armé. »
Selon la coalition, « la violence faite aux femmes "par arme à feu" a enregistré une diminution de 40 % après la mise en place du registre ».
Aujourd'hui, les groupes de femmes disent craindre un retour en arrière si le registre est démantelé.
« Je suis tout à fait en faveur de la délivrance de permis de possession d'arme et du maintien du registre des armes à feu, mais en tant que propriétaire d'une arme à feu moi-même, et ancienne résidente de longue date d'un milieu rural de la Saskatchewan, j'ai l'impression que personne n'écoute ce que j'ai à dire », a indiqué Mavis Moore, membre de la Coalition spéciale et vice-présidente du Conseil national des femmes du Canada.
Selon les derniers calculs, 153 députés devraient voter pour le maintien du registre des armes d'épaule, tandis que 151 députés devraient voter contre.