Laurent Lessard, ministre des Affaires municipales
Les municipalités du Québec veulent que les élus municipaux et provinciaux soient soumis aux mêmes règles d'éthique et de déontologie.
De passage mardi devant la commission de l'aménagement du territoire, dans le cadre des consultations sur le projet de loi 109 sur l'éthique et la déontologie en matière municipale, l'Union des municipalités du Québec (UMQ) a plaidé pour que les mêmes bases et principes s'appliquent à tous les élus du Québec en matière d'éthique.
« Il ne devrait pas y avoir de politique du « deux poids, deux mesures », et qu'en ce sens, les mêmes bases et principes doivent gouverner les élus provinciaux et municipaux. C'est pourquoi nous demandons également que les projets de loi 48 et 109 soient adoptés en même temps », a déclaré le président de l'UMQ et maire de Saint-Jérôme, Marc Gascon.
Les municipalités veulent aussi que les députés, à l'instar des élus municipaux, puissent faire l'objet de plaintes de la part de citoyens.
« Il serait inacceptable que nous ayons une éthique à deux vitesses au Québec. Les élus municipaux font preuve, depuis longtemps, d'un comportement respectant les plus hauts standards d'éthique. Il ne faudrait pas que le gouvernement se serve du projet de loi no 109 pour se donner bonne conscience [...] », a indiqué pour sa part le président de la Fédération québécoise des Municipalités, Bernard Généreux
C'est à la suite des révélations des médias, dont Radio-Canada notamment, sur le favoritisme dans l'attribution de contrats gouvernementaux et municipaux que Québec a décidé de déposer les deux projets de loi 109 et 48.