Guy Saint-Jacques
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Gouvernement du Canada
Le gouvernement fédéral a annoncé mardi la nomination Guy Saint-Jacques au poste de négociateur en chef et ambassadeur aux changements climatiques. Diplomate chevronné, Guy Saint-Jacques a pour mandat de représenter le Canada lors des forums internationaux, comme celui des Nations unies qui aura lieu à Mexico à la fin de l'année. Une de ses principales missions sera de mettre en oeuvre l'accord de Copenhague.
Guy Saint-Jacques est le nouveau négociateur en chef et ambassadeur aux changements climatiques pour le Canada. Il aura pour mission de mettre en oeuvre l'accord de Copenhague.
Guy Saint-Jacques compte une longue expérience au service du gouvernement fédéral qu'il a représenté à New York, Mexico, Kinshasa, Hong Kong, Pékin, Washington et Londres. Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, n'a pas manqué de souligner les réalisations du diplomate et le rôle qu'il sera appelé à jouer dans les relations internationales du Canada.
M. Saint-Jacques a poursuivi ses études à l'Université de Montréal dans le département de Géologie avant de se consacrer à une maîtrise en planification foncière et développement régional à l'Université Laval. Il succède à Michael Martin, qui a quitté ce poste au printemps pour un emploi au Bureau du Conseil privé.
Le ministre de l'Environnement, Jim Prentice, a rappelé pour sa part que le Canada s'est engagé à travailler de manière constructive à la mise en oeuvre de l'accord de Copenhague et à conclure les négociations qui conduiront à un accord exhaustif légalement contraignant pour l'après 2012 et la fin de la première période d'engagement du protocole de Kyoto.
Le gouvernement conservateur de Stephen Harper qualifie d'irréaliste le protocole de Kyoto et insiste sur la nécessité d'harmoniser ses réductions de gaz à effet de serre (GES) avec les États-Unis. Ottawa s'est engagé à réduire d'ici 2020 de 3 % ses émissions de GES, par rapport à 1990. L'accord de Kyoto vise des réductions de 20 et 30 %.
La dernière rencontre des gouvernements sous l'égide des Nations Unies à Copenhague a abouti à un accord a minima à moins de 30 pays, sur les 192 pays participants. L'accord de Copenhague fixe comme objectif de limiter à 2 degrés la hausse moyenne de la température de la planète, mais reste très évasif sur les moyens d'y parvenir, ne donnant aucun objectif chiffré à court terme (2020) ou moyen terme (2050).