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Le député libéral Geoffrey Kelley et la péquiste Véronique Hivon |
Les audiences publiques de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité commenceront mardi à Montréal, a annoncé Geoffrey Kelley.
Le président de la commission et député libéral de Jacques-Cartier a précisé qu'elles se tiendront jusqu'au 10 septembre dans la métropole, avant de se déplacer ailleurs au Québec.
C'est accompagné de la vice-présidente de la commission, la députée péquiste Véronique Hivon, qu'il se déplacera dans sept autres villes de la province pour entendre les citoyens qui ont présenté un mémoire ou une demande d'intervention sur cet enjeu social.
Les 15 membres de la Commission sont issus de toutes les formations politiques présentes à l'Assemblée. À l'issue des audiences, ils déposeront un rapport avec leurs recommandations.
Au printemps dernier, les membres ont entendu une trentaine d'experts du monde médical et légal, ainsi que des philosophes et des sociologues, débattre de la question. Cette série d'audiences a permis de produire le document de consultation rendu public en mai dernier, et le questionnaire en ligne.
En entrevue à Radio-Canada, M. Kelley a souligné que le gouvernement fédéral pourra tirer ses propres conclusions à la suite de ce rapport, mais qu'il ne pourra nier le sérieux de la démarche de la commission. Tout en précisant qu'il n'y a pas de ligne de parti sur cette question, il a rappelé que « c'est un sujet que les élus ne peuvent pas ignorer » et qui touche l'ensemble des parlementaires.
Au Canada, c'est le Code criminel qui interdit d'aider une personne souffrante à mettre fin à ses jours.
Les députés ont reçu plus de 200 mémoires, une soixantaine de demandes d'intervention et plus de 3600 réponses au questionnaire en ligne.
« Nous avons touché à une corde sensible chez les Québécois », a affirmé M. Kelley. Il a précisé que cette consultation générale a suscité un grand intérêt chez les citoyens, considérant qu'une bonne consultation reçoit généralement une cinquantaine de mémoires.
« Nous sommes confiants que le climat de respect et de sérénité qui s'est dégagé de manière exceptionnelle lors de la première étape des travaux de la Commission se prolongera lors des auditions publiques », a affirmé pour sa part Véronique Hivon.
La Commission spéciale a été créée en décembre 2009, en vertu d'une motion adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale. Après Montréal, elle se rendra à Gatineau, Québec, Rimouski, Saguenay, Sherbrooke, Saint-Jérôme et Trois-Rivières.
Les citoyens peuvent assister à la Commission ou la suivre en direct sur le site de l'Assemblée. Ils peuvent remplir le questionnaire en ligne jusqu'à la fin des travaux de la Commission.
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne et CNW
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