Pauline Marois
Au terme d'un caucus de deux jours à Salaberry-de-Valleyfield, les députés du Parti québécois (PQ) réclament un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste au Québec.
Pauline Marois accuse le gouvernement Charest d'improviser en matière de politique énergétique et de manoeuvrer pour légitimer sa décision d'aller de l'avant dans le dossier des gaz de schiste.
La chef du PQ, Pauline Marois, demande que le moratoire soit maintenu jusqu'à ce que le Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) dépose son rapport et que l'Assemblée nationale vote une loi encadrant cette industrie. « Cette loi sur les hydrocarbures devrait permettre de faire en sorte que l'on exploite, si tant est possible qu'on le fasse de façon sécuritaire en respectant notre environnement, les gaz de schiste.
Les députés péquistes réclament également la mise sur pied d'une commission itinérante sur l'indépendance énergétique de la province.
Mme Marois, accuse le gouvernement de Jean Charest d'improviser en matière énergétique. Selon elle, le gouvernement se sert de l'organisme pour légitimer sa décision d'aller de l'avant dans le dossier des gaz de schiste.
« La meilleure preuve en a été l'annonce de la semaine dernière où - depuis des mois on nous disait qu'on allait déposer une loi - on annonce une étude du BAPE avec un mandat très restreint. Pourquoi? Pour être capable de dire par la suite qu'on aura consulté la population par l'intermédiaire du BAPE. »
Bien que favorable à l'exploitation des gaz de schiste, Mme Marois précise que cette exploitation doit se faire correctement et dans les meilleurs intérêts des Québécois. Le PQ estime qu'il est temps de traiter le dossier en profondeur et de doter la province d'une véritable politique énergétique.
Normandeau opposée au moratoire
Nathalie Normandeau, ministre des Ressources naturelles et de la Faune, oppose un non catégorique à la demande du Parti québécois. Elle se défend de vouloir avancer dans ce dossier d'une façon anarchique.
Nathalie Normandeau rappelle que le gouvernement entend procéder « une étape à la fois » et qu'un mandat spécial a été confié au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement pour que l'on puisse faire la lumière sur la façon de mieux encadrer cette industrie.