Jean-Paul Boily
La version des faits de Marc Bellemare quant à ses liens avec le collecteur de fonds libéral Franco Fava est prise à partie par un avocat de Québec.
Un militant du Parti libéral affirme que Franco Fava a participé en 2005 à une réunion de financement du défunt parti municipal de Marc Bellemare.
Les événements remonteraient à 2005, alors que l'ex-ministre de la Justice briguait la mairie de Québec, sous la bannière de Vision Québec.
Jean-Paul Boily, un militant libéral, dit avoir assisté à une réunion en vue d'organiser le financement du parti le 21 mars 2005 à Sainte-Foy avec une quinzaine de personnes, où se trouvaient Franco Fava, Marc Bellemare et Georges Lalande, ancien sous-ministre de M. Bellemare.
Il ajoute qu'au moment de le convier à cette réunion, M. Bellemare lui avait dit au téléphone que Franco Fava y serait.
M. Boily avance par ailleurs que ni lui ni M. Fava, à ce qu'il sache, n'a mené par la suite des activités liées au financement de Vision Québec.
Marc Bellemare devant la commission Bastarache
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PC/Jacques Boissinot
Devant la commission Bastarache, Marc Bellemare a soutenu cette semaine ne pas avoir personnellement demandé l'aide du collecteur de fonds libéral Franco Fava.
« J'ai lu des coupures de presse qui faisaient état du fait que M. Fava disait qu'il avait été invité à des rencontres ou à une rencontre. Moi, je n'ai pas invité M. Fava. Je ne me souviens pas de l'avoir vu dans une rencontre politique », a-t-il affirmé sous serment.
Quatre mois après avoir allégué qu'il avait été l'objet d'influences indues dans le processus de nomination des juges, Marc Bellemare a commencé à livrer son témoignage mardi et mercredi devant la commission Bastarache.
Marc Bellemare soutient entre autre avoir fait l'objet de pressions indues de la part de Franco Fava pour qu'il nomme à la Cour du Québec Michel Simard ainsi que Marc Brisson, le fils d'un organisateur et collecteur influent du PLQ.
M. Bellemare ysoutient alors s'être plaint auprès de Jean Charest, qui lui aurait dit de faire ce que lui demandait M. Fava.
M. Bellemare a précisé mercredi dans son témoignage que les nominations de MM. Bisson et Simard n'étaient pas illégales, puisqu'ils s'étaient dûment qualifiés lors du processus de sélection. Il soutient cependant qu'ils ont été ultimement nommés en raison de pressions partisanes.
Interrogé par Radio-Canada, M. Bellemare dit réserver ses commentaires sur la sortie de M. Boily pour la commission qui reprend ses travaux lundi.