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Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Yves Bolduc, a annoncé mercredi la création de 500 postes d'infirmières praticiennes spécialisées (IPS) en soins de première ligne d'ici huit ans.
Le gouvernement investira 117 millions de dollars, dont 53 millions récurrents pendant huit ans, pour la formation et le développement de ces professionnelles qu'on a aussi appelé « superinfirmières ». Le montant comprend aussi des investissements pour ajuster le programme de bourses d'études et pour financer des stages en milieu éloigné.
Cet argent proviendra des revenus de la contribution santé, c'est-à-dire la somme de 25 $ en 2010, 100 $ en 2011 et 200 $ en 2012 qui sera prélevée sur la déclaration d'impôt de chaque contribuable.
La performance en matière de formation des infirmières spécialisées était l'un des critères définis dans le dernier budget provincial pour déterminer la part des revenus de la contribution santé qui sera versée à chaque établissement.
Déjà, 122 candidates à un poste d'IPS sont en formation, et le ministre Bolduc a dit prévoir qu'une soixantaine d'infirmières praticiennes spécialisées seront formées chaque année.
Les 115 postes déjà annoncés en juin 2008 par l'ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard, font partie du nombre total de 500 postes annoncés mercredi. On compte 25 de ces « superinfirmières » à l'heure actuelle au Québec.
Réactions positives
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Gyslaine Desrosiers, présidente de l'OIIQ |
Tandis que la Fédération des médecins omnipraticiens se réjouissait de cette annonce, la présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), Gyslaine Desrosiers, a déclaré qu'il s'agissait d'une des meilleures nouvelles des 10 dernières années touchant la profession d'infirmière.
Elle a surtout salué le fait que le gouvernement fasse ainsi la promotion du travail en tandem infirmière spécialisée-médecin omnipraticien. « Dans un contexte où 25 % de la population n'a pas de médecin de famille présentement, je pense que cette percée majeure permettra sans nul doute d'améliorer significativement l'accès aux soins de santé », a déclaré Mme Desrosiers.
La présidente de l'OIIQ a tout de même rappelé qu'il restait à créer aussi des postes d'infirmières praticiennes spécialisées dans d'autres domaines comme la cardiologie, la néphrologie et la néonatalogie.
Les infirmières praticiennes spécialisées sont en mesure de faire certaines prescriptions et certains examens diagnostiques. Elles peuvent aussi accomplir certains traitements et certaines procédures invasives, comme des sutures de plaies ou des drainages d'abcès.
L'infirmière praticienne spécialisée peut également suivre des femmes enceintes jusqu'à 32 semaines de grossesse ou des patients ayant des problèmes de santé courants ou des maladies chroniques. La promotion, la prévention et l'éducation à la santé font aussi partie de ses responsabilités, elle qui évolue dans les groupes de médecine familiale, en clinique privée et dans les CLSC.