Négociations suspendues

Régine Laurent Régine Laurent   © PC/Graham Hughes

Les négociations entre la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et le gouvernement Charest pour le renouvellement des conventions collectives ont fait long feu : après avoir repris mercredi soir, elles ont été suspendues jeudi après-midi.

Les négociations entre Québec et la Fédération interprofessionnelle de la santé sont à nouveau suspendues. L'aménagement du temps de travail reste au coeur du litige.

Peu de détails ont été donnés sur le contenu des discussions, mais il semble que ce soit toujours sur la question de l'organisation du travail, et principalement de l'aménagement du temps de travail, que les négociations ont achoppé.

La FIQ en dira plus vendredi, lors d'un point de presse prévu à 10 h 30. La présidente du Conseil du Trésor, Monique Gagnon-Tremblay, et le ministre de la Santé, Yves Bolduc, rencontreront la presse 30 minutes plus tard.

Le 11 juin, la présidente de la FIQ, Régine Laurent, avait soutenu que l'écart qui sépare les infirmières et l'employeur à la table de négociations était de l'ordre de 100 millions de dollars.

Cette somme correspond à une période de 30 minutes par jour pour laquelle les infirmières veulent être payées, soit le temps qu'elles prennent avant leur quart de travail pour effectuer les transferts d'information.

Québec soutient que les infirmières veulent être payées 36 heures alors qu'elles n'en travaillent que 32.

La FIQ, qui représente 55 000 infirmières et 3000 inhalothérapeutes, est le seul syndicat à ne pas s'être entendu avec le gouvernement au sujet des conditions de travail de ses membres.

Les horaires et l'aménagement du temps de travail étaient les principaux points en litige. Avant la suspension de jeudi, le syndicat des infirmières avait exprimé sa volonté de conclure une entente dans les prochains jours.

Les délégués de la FIQ avaient rejeté unanimement la dernière offre patronale, le 15 juin dernier.

Les salaires des infirmières ne sont pas en cause dans cette affaire. Le Front commun des grands syndicats a réglé cette question avec le gouvernement Charest la semaine dernière.