Les syndicats confiants

Jean Charest Jean Charest

Peu de détails ont filtré sur la rencontre de mardi soir entre les chefs du front commun et le PM Jean Charest. On sait que le PM présentera une nouvelle offre avant la fin de la semaine et que les chefs syndicaux se montrent optimistes.

Le PM Jean Charest s'est engagé à présenter une nouvelle offre finale et globale aux employés du secteur public d'ici la fin de la semaine.

C'est ce que les trois chefs du front commun intersyndical des secteurs public et parapublic ont déclaré à l'issue d'une rencontre avec le PM Charest mardi soir.

Claudette Carbonneau, de la CSN, Réjean Parent, de la CSQ, et Michel Arsenault, de la FTQ, se sont également dit optimistes quant à la possibilité d'arriver à un règlement négocié dans les jours qui viennent.

Peu de détails ont filtré sur le contenu des négociations. On ne sait encore rien des concessions, bonifications, propositions et contre-propositions qui ont pu être faites par les uns ou par les autres pendant la réunion.

Au sujet de l'écart important entre les demandes et les offres salariales, Mme Carbonneau a tout de même laissé entendre qu'il n'était pas question d'accepter un « appauvrissement » des employés.

La présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, a de son côté indiqué au cours d'un point presse que le front commun avait modifié ses demandes et que le gouvernement devait « prendre le temps d'étudier » ces propositions le tout avant de se prononcer.

De plus en plus d'ententes

Cette rencontre a été organisée alors que de plus en plus de syndicats qui font partie du Front commun ont conclu des ententes de principe portant sur les clauses relatives aux conditions de travail au cours des derniers jours.

Les 55 000 infirmières affiliées à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) n'ont cependant toujours pas conclu d'entente en ce qui a trait aux clauses non salariales.

Le Front commun avait annoncé son intention d'attendre la conclusion d'ententes de principes sur les clauses non pécuniaires avec une majorité de ses syndicats avant de se pencher sur la question salariale.

Les analystes estiment que cette phase cruciale pourrait s'entamer ce soir avec cette rencontre au sommet. Rappelons que, en ce qui a trait aux augmentations salariales, le Front commun demande 11,25 % sur trois ans, alors que le gouvernement offre 7 % sur cinq ans.

La Fédération des syndicats de la santé et des services sociaux, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), est la dernière à avoir annoncé la conclusion d'une entente mardi matin.

Dans un communiqué, la CSQ a annoncé que cette entente aura pour effet « d'harmoniser avantageusement les conventions collectives de la Fédération du personnel de la santé et des services sociaux et de la Fédération des syndicats de professionnelles et professionnels de la santé et des services sociaux. »

L'entente conclue prévoit aussi :

  • la majoration des primes salariales liées aux horaires de travail;
  • une augmentation des primes d'assurance maladie versées par l'employeur;
  • des conditions facilitant l'aménagement d'horaires de travail plus variés.

Un comité paritaire qui se penchera sur les problématiques du personnel qui travaille auprès des clientèles ayant de graves troubles du comportement, notamment dans les centres jeunesse et les centres de réadaptation, sera aussi créé. Il bénéficiera d'une enveloppe annuelle de 8 millions de dollars.

La Fédération du personnel de la santé et des services sociaux, et la Fédération des syndicats de professionnelles et professionnels de la santé et des services sociaux ont fusionné en 2007 pour former la F4S-CSQ.

Elle regroupe 1600 membres, dont du personnel professionnel, du personnel de soutien, des techniciennes et techniciens, du personnel paratechnique et du personnel de bureau.

Des ententes de principe sont aussi intervenues cette semaine avec toutes les fédérations syndicales représentant le personnel enseignant, le personnel professionnel et le personnel de soutien du réseau collégial public, des ententes que la Fédération des cégeps a saluées.