John Baird (archives)
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PC/Adrian Wyld
À Ottawa, la décision du gouvernement Harper d'interdire à son personnel politique de rendre des comptes au Parlement s'est concrétisée, mercredi, par la présence controversée de ministres conservateurs devant le comité permanent des opérations gouvernementales.
Trois ministres conservateurs se sont présentés pour témoigner en lieu et place de leurs employés devant le comité qui examine l'affaire Rahim Jaffer, entraînant une confrontation houleuse avec l'opposition.
Les ministres John Baird, Christian Paradis et Gary Goodyear se sont présentés devant le comité qui examine l'affaire Jaffer, à la place de leurs employés qui avaient été appelés à témoigner.
Leur présence a provoqué un certain chaos dans le comité. La présidente libérale du comité, Yasmin Ratansi, a comparé la situation à une « cour d'école de 5e année ».
Le bloquiste Michel Guimond s'est rapidement insurgé de la présence des ministres. Il a affirmé que les conservateurs faisaient preuve d'une « arrogance » et d'un « mépris » à l'endroit du comité. Pour M. Guimond, il n'était pas question que les ministres témoignent.
Alors que la présidente du comité allait suggérer de simplement les ignorer, le ministre John Baird s'est imposé bruyamment. Il a exigé le droit de parler en disant « point de procédure » à plus de 30 reprises, continuant même lorsque son micro fut éteint. M. Baird ne s'est arrêté que lorsque les caméras de télévision sont entrées en trombe dans la salle.
Au moment où la situation était le plus anarchique, alors que les députés conservateurs et ceux de l'opposition s'échangeaient des commentaires cinglants, la présidente du comité a même rappelé qu'elle pouvait demander à la sécurité d'expulser certains membres.
Peu d'informations
Chambre des communes à Ottawa
La présidente Yasmin Ratansi a finalement statué que les membres du comité pouvaient interroger les ministres Baird, Paradis et Goodyear s'ils le souhaitaient.
Tous les débats ont toutefois limité le temps des témoignages, et ces derniers n'ont pu apporter de grandes clarifications à l'affaire. Les trois ministres ont affirmé que M. Jaffer n'avait pas d'entrée privilégiée, et que tous les Canadiens ont le même droit d'accès au gouvernement.
Il semble que l'affaire n'en restera pas là, le Bloc québécois souhaitant sommer le personnel politique de venir en comité et menaçant de faire de cette situation une question d'outrage au Parlement.