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Politique

Éducation
Entente de principe

Mise à jour le lundi 31 mai 2010 à 10 h 17

Classe

(archives)

« Enfin, une bouffée d'oxygène pour les enseignants ». C'est par ces paroles que la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Manon Bernard, a ouvert la conférence de presse, dimanche matin, pour qualifier son appréciation de l'entente de principe qui vient d'être conclue avec le gouvernement.

La FSE-CSQ et l'Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ-QPAT) qui représentent près de 70 000 enseignantes et enseignants de tous les secteurs d'enseignement, tant au préscolaire, au primaire et au secondaire qu'à la formation professionnelle et à l'éducation des adultes, se sont dites très heureuses des négociations.

« Nous avions trois cibles : les problématiques liées à l'intégration des élèves en difficulté, dont la composition des classes, la réduction de la taille des groupes ainsi que la diminution de la précarité vécue par le personnel enseignant », a mentionné Mme Bernard.

Les enseignants ont obtenu des réponses satisfaisantes aux trois cibles.

L'élément le plus important de l'entente est la réduction du nombre d'élèves dans les classes.

Il y aura une réduction de quatre élèves par classe en secondaire I et en secondaire II de trois élèves. Au primaire, il y aura trois élèves de moins à tous les niveaux. Dans les milieux défavorisés, il ne pourra y avoir plus de 20 élèves par classe au primaire. Vingt pour cent des écoles primaires du Québec sont classés dans des milieux défavorisés.

« La détresse des enseignants a été entendue, c'est un premier pas dans la bonne direction », a dit Mme Bernard.

L'entente prévoit aussi un programme d'amélioration de l'intégration des élèves en difficulté. Dès 2010, une enveloppe de 20 millions sera disponible pour les élèves en trouble du comportement qui sont intégrés. Il pourrait ainsi y avoir l'ajout de classes répit ou l'ajout de services. Les discussions se poursuivent à ce sujet.

Enfin, troisième cible, le ministère de l'Éducation va exiger moins d'heures d'enseignement pour accorder un contrat aux enseignants qui débutent dans la profession. Cette mesure vise à retenir ceux qui veulent faire de l'enseignement leur profession.

La ministre de l'Éducation, Michèle Courchesne, a déclaré qu'elle espérait que cette entente inspirera les autres négociations : « le fait que nous ayons signé cette entente de principe avec le plus gros syndicat d'enseignants, je souhaite que ça incite les autres à poursuivre avec intensité les négociations amorcées, pour qu'on puisse connaître le même dénouement », a-t-elle dit.

D'ailleurs, les négociations se poursuivent pour les 30 000 enseignants de Montréal.

De plus, le Front commun, qui représente la FSE (CSQ) et l'APEQ, poursuit ses discussions à la table centrale en ce qui concerne les salaires, la retraite et les droits parentaux.