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Photo: iStock |
Le gouvernement du Québec a dévoilé les détails de la vaste consultation publique sur le droit de mourir dans la dignité qui se tiendra dans quelques mois.
Le document de consultation a été rendu public mardi après une série d'audiences tenues avec des experts en février et mars derniers.
La Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité se déplacera dans 11 villes du Québec, dès la fin de l'été. Les villes visitées seront : Baie-Comeau, Gaspé, Gatineau, Montréal, Québec, Rimouski, Rouyn-Noranda, Saguenay, Saint-Jérôme, Sherbrooke et Trois-Rivières.
Toute personne qui veut donner son avis sur la question doit faire parvenir un mémoire ou une demande d'intervention sur le site de la commission au plus tard le 16 juillet.
Le document de consultation contient une trentaine de pages. Il comporte plusieurs exemples et questions sur l'euthanasie, le suicide assisté, la sédation terminale, le refus de traitement et l'acharnement thérapeutique.
C'est le député libéral de Jacques-Cartier, Geoffrey Kelley, qui présidera la commission.
Selon la vice-présidente de la commission, la députée péquiste Véronique Hivon, il a fallu faire preuve de pédagogie dans le document de consultation, car les concepts qui entourent le droit de mourir dignement sont souvent compris différemment selon qu'on parle à un expert ou à un simple citoyen.
« Il y a effectivement beaucoup de confusion dans la population, mais chez les experts aussi [...] car ils rentrent dans les nuances et les détails en matière médicale : arrêt de traitement, refus de traitement, euthanasie, suicide assisté. Ça nous est apparu très important que la commission se fasse sur des bases communes. Que tout le monde s'entende sur le sens des mots, sur le sens des notions », dit-elle.
Après la consultation, la commission déposera son rapport à l'Assemblée nationale.
Même si les avis risquent d'être largement favorables au droit de mourir dignement, le gouvernement du Québec n'a pas la compétence pour légaliser l'euthanasie ou le suicide assisté, car cette question relève du fédéral.
Pour légaliser l'euthanasie ou le suicide assisté, Ottawa devrait consentir à amender le Code criminel, car il stipule qu'il s'agit d'actes criminels.
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne
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