Dernier délai, 16 h, pour Bellemare

Le premier ministre du Québec, Jean Charest Jean Charest (archives)   © PC/Jacques Boissinot

L'ex-ministre de la Justice a jusqu'à 16 h pour retirer les allégations de trafic d'influence qu'il a lancées à l'endroit du gouvernement Charest. Dans une entrevue accordée mardi, Marc Bellemare a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de se rétracter.

L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare a jusqu'à 16 h, mercredi, pour retirer les allégations de trafic d'influence qu'il a lancées à l'endroit du gouvernement Charest.

Dans le cas contraire, des procédures judiciaires seront entreprises contre lui.

En entrevue téléphonique avec Radio-Canada, mardi, Marc Bellemare a dit qu'il n'avait aucune intention de se rétracter.

Le premier ministre Jean Charest a fait parvenir une mise en demeure à Marc Bellemare pour qu'il rétracte les propos qu'il a tenus lundi.

En entrevue à Radio-Canada, l'ex-ministre de la Justice du Québec a notamment dit qu'il avait été au centre d'un trafic d'influence lors du processus de nomination des juges.

M. Bellemare soutient avoir reçu des pressions de la part d'un collecteur de fonds qu'il avait vu précédemment échanger de l'argent comptant avec un permanent du Parti libéral du Québec. Il dit s'être plaint de la situation à Jean Charest.

M. Charest a défendu son intégrité et celle du Parti libéral et a nié que le ministre Bellemare l'ait mis au courant de ces irrégularités à deux reprises.

Une enquête sur la nomination des juges

Par ailleurs, Jean Charest a annoncé que son gouvernement lançait une enquête publique pour faire la lumière sur les allégations de trafic d'influence dans le processus de nomination des juges.

C'est mercredi après-midi qu'on devrait apprendre qui présidera et quel sera le mandat de la commission d'enquête.

Un appui et un démenti

Une autre source gravitant depuis longtemps autour du monde du travail et de l'appareil gouvernemental est venue mardi appuyer les déclarations de l'ex-ministre Bellemare sur des pratiques douteuses de financement du Parti libéral du Québec. Cette personne très reconnue dans son milieu a accepté de témoigner de façon anonyme en lisant une déclaration au téléphone.

En revanche, l'entrepreneur à la retraite Franco Fava, dont le nom est apparu mardi dans les médias, nie être l'un des collecteurs de fonds visés par les allégations de Marc Bellemare, qu'il menace d'ailleurs de poursuites. Il reconnaît tout de même avoir été consulté avant certaines nominations de hauts fonctionnaires, comme celle du secrétaire général du gouvernement, Gérard Bibeau.