Logo Radio-Canada
Politique

Assemblée nationale

Reprise des travaux à Québec

Mise à jour le mardi 9 février 2010 à 17 h 04

Les députés de l'Assemblée nationale, à Québec, lors de la période de questions du 8 octobre 2009

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot

Les députés de l'Assemblée nationale reprennent le travail mardi, et prennent part à leur première période de questions.

On s'attend à ce que plusieurs sujets qui ont marqué l'automne reviennent à l'avant-plan.

L'opposition continuera certainement de réclamer une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction, en raison des nombreuses allégations de corruption qui la visent. Le Parti québécois a récemment fait circuler une pétition réclamant une telle commission, d'abord sur Internet, puis dans les rues de Québec et de Montréal.

L'opposition officielle se fait ainsi l'écho de plusieurs groupes qui demandent une enquête publique. Une marche visant à faire pression sur le gouvernement de Jean Charest a d'ailleurs réuni quelque 200 personnes dans la métropole, dont des élus de l'opposition à Québec et à la Ville de Montréal, le 30 janvier dernier.

L'éthique

L'intégrité et l'éthique ont aussi occupé beaucoup d'espace à Québec, même pendant la pause hivernale. Le député libéral de Rivière-du-Loup, Jean D'Amour, a reconnu sa culpabilité à une infraction à la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme.

M. D'Amour a violé la règle de « l'après-mandat » en février 2009, alors qu'il a fait du lobbyisme pour le compte de la firme de génie-conseil BPR auprès d'un titulaire d'une charge publique à Rivière-du-Loup. Ancien maire de l'endroit, Jean D'Amour n'a pas attendu les deux ans requis avant de faire de telles activités.

Malgré les appels du Parti québécois à l'expulser du caucus libéral, ou ceux de l'Action démocratique du Québec à le forcer à démissionner, le premier ministre Jean Charest a affirmé qu'il n'avait pas l'intention d'expulser M. D'Amour de son caucus.

Les finances publiques

Les finances publiques sont aussi à l'ordre du jour, et les récentes consultations prébudgétaires ont donné un avant-goût des débats à venir.

Notre dossier sur l'état des finances publiques du Québec

Un groupe de quatre économistes mandaté par le ministre des Finances, Raymond Bachand, pour réfléchir à ce sujet a conclu dans son rapport qu'une augmentation de certains tarifs publics s'imposait. Le groupe a aussi suggéré que le gouvernement privilégie une hausse de la taxe à la consommation plutôt qu'une hausse d'impôt.

Le sommet sur les finances publiques tenu à Lévis, les 20 et 21 janvier derniers, n'a pas produit de recommandations concrètes, sinon que des affirmations générales de l'importance de l'éducation, de l'économie verte, de l'innovation et de la recherche. Plusieurs groupes y participaient, dont la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), le Conseil du patronat et la Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d'oeuvre.

Les négociations dans le secteur public s'inscrivent aussi dans le débat plus large sur le contrôle des dépenses gouvernementales. Les employés de l'État demandent une hausse salariale de 11,25 % sur 3 ans, que le gouvernement n'est pas prêt à satisfaire. Même la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a qualifié leur demande « d'un peu élevée ».

L'ADQ

Enfin, le sort des députés indépendants Éric Caire et Marc Picard, qui ont claqué la porte de l'ADQ avant la démission de Gilles Taillon de son poste de chef du parti, est toujours en suspens. Le nouveau chef adéquiste, Gérard Deltell, les a récemment invités à réintégrer les rangs de l'ADQ.

Le parti fondé par Jean Allaire et Mario Dumont ne compte plus que quatre représentants à l'Assemblée nationale.

Chez les libéraux, l'avenir de deux députés est incertain. Claude Béchard, de nouveau atteint du cancer, et de David Whissell, qui a démissionné de son poste de ministre en raison de la controverse entourant l'attribution de contrats gouvernementaux à une entreprise dans laquelle il détient des actifs, pourraient en effet devoir réfléchir à leur carrière en politique.

En profondeur
La FTQ dans la tourmente

Les dépenses exagérées d'un ancien patron de la FTQ-Construction plongent le plus important syndicat du Québec dans la crise. Chronologie des événements.

Montréal: une ville sous influence

Rappel des principales affaires de fraude liées à l'administration municipale

audio-vidéo

Dossiers en profondeur