Deltell veut réparer les pots cassés

Le chef de l'ADQ Gérard Deltell. Le chef de l'ADQ, Gérard Deltell

Le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ) espère pouvoir fermer la parenthèse des grands déchirements postélectoraux qui ont laissé le parti en lambeaux.

Le chef adéquiste tend la main aux députés dissidents Éric Caire et Marc Picard pour qu'ils rentrent au bercail.

À une semaine de la rentrée parlementaire, Gérard Deltell tente de convaincre les députés dissidents Éric Caire et Marc Picard de revenir au sein d'un caucus maintenant réduit à quatre députés.

« La porte est ouverte, je souhaite qu'ils reviennent, on va travailler en fonction qu'ils puissent revenir, si jamais ils veulent revenir », a soutenu M Deltell, qui confirme s'être entretenu avec eux dans les dernières semaines.

Les deux députés n'ont pour l'instant rien laissé filtrer de leurs intentions.

Le chef adéquiste, qui s'exprimait en marge d'un d'un caucus présessionnel, croit que leur retour au bercail enverrait un message positif aux militants, déçus par les querelles qui ont secoué le parti depuis le départ de Mario Dumont et fait de la course au leadership en 2009 un fiasco.

Le député de Shefford, François Bonnardel, rare rescapé de la débâcle électorale de 2008, estime que l'ADQ doit redevenir une option politique pertinente et crédible, mais reconnaît l'énormité de la tâche.

« On ne peut effacer 2009, ç'a été une année extrêmement difficile, je n'essayerais pas de convaincre les gens que ça ne l'a pas été. » — François Bonnardel

Le Québec doit se serrer la ceinture

Gérald Deltell a par ailleurs pris à partie le gouvernement Charest pour sa gestion des dépenses publiques.

Le chef adéquiste a raillé l'optimisme du ministre des Finances, Raymond Bachand, estimant qu'avec « un déficit frôlant les 5 milliards de dollars, le Québec ne peut plus faire l'économie des choix douloureux ».

« Nous estimons, et bien des gens estiment, que nous vivons au-dessus de nos moyens. » — Gérard Deltell

Il enjoint les libéraux à entamer le retour vers l'équilibre budgétaire en sabrant pas moins d'un milliard de dollars de dépenses cette année.

Pour ce faire, il propose à Jean Charest de prendre exemple sur la France et de réviser chaque poste budgétaire de l'État. M. Deltell propose précisément d'opérer des coupes dans l'appareil administratif du ministère de la Santé, de réduire de façon substantielle l'aide aux entreprises et de contraindre les syndicats du secteur public à un régime minceur.