Quelque 200 personnes, dont une dizaine d'élus, ont participé à une marche à Montréal pour réclamer une enquête publique sur l'industrie de la construction au Québec.
Des dizaines de personnes, dont plusieurs élus de l'opposition, manifestent à Montréal pour la création d'une commission d'enquête, dans la foulée des scandales mis au jour par les médias.
Les manifestants, partis de la place Jacques-Cartier dans le Vieux-Montréal, près de l'Hôtel de Ville, ont terminé leur marche devant les bureaux du premier ministre Jean Charest.
On retrouvait dans leurs rangs des élus du Parti québécois, dont Bertrand St-Arnaud, Amir Khadir de Québec solidaire, et des élus de l'opposition montréalaise.
M. St-Arnaud, dont le parti est à l'origine d'une pétition en faveur d'une enquête publique, a promis que son parti maintiendra la pression sur le gouvernement, dont il juge l'action jusqu'ici insuffisante. Sa chef, Pauline Marois, a d'ailleurs répété en journée qu'elle compte reprendre le combat dès la rentrée parlementaire.
Amir Khadir estime que la partisanerie doit être mise de côté dans ce débat et enjoint tous les Québécois à signer la pétition lancée par le PQ. Il va d'ailleurs jusqu'à exiger une enquête publique élargie à la question des contrats publics octroyés en partenariat public-privé (PPP).
La marche était organisée par les membres du Mouvement anticorruption fondé par des étudiants, essentiellement issus des cégeps.