Des opposants à la prorogation manifestent devant un édifice à Toronto où Stephen Harper participe à une rencontre le 21 janvier.
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PC/Chris Young
Le Nouveau Parti démocratique veut modifier la loi afin d'empêcher le gouvernement de suspendre les travaux parlementaires quand bon lui semble.
Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, veut empêcher le premier ministre de suspendre les travaux parlementaires quand bon lui semble, comme l'a fait Stephen Harper. Le NPD déposera un projet de loi en ce sens à la Chambre des communes.
Selon le chef du NPD, Jack Layton, la prorogation du Parlement devrait être possible uniquement lorsque la majorité des députés de la Chambre des communes vote en sa faveur.
Les trois partis d'opposition ont vivement dénoncé la décision du gouvernement Harper de suspendre les travaux du Parlement jusqu'au 3 mars prochain.
Jack Layton est toutefois le premier à proposer une solution législative. Pour que les modifications à la loi soient adoptées, il a besoin de l'appui du reste de l'opposition. Celui des libéraux semble toutefois loin d'être gagné. Leur chef Michael Ignatieff a défendu la semaine dernière la prorogation comme pouvoir légitime du gouvernement. Il soutient cependant qu'il ne l'utiliserait jamais pour se tirer d'un mauvais pas, comme Stephen Harper l'aurait fait plusieurs fois.
La décision du gouvernement Harper de proroger le Parlement a créé un grand mécontentement au sein d'une partie de la population canadienne. Plusieurs manifestations sont d'ailleurs prévues samedi sur la colline Parlementaire et ailleurs au pays. Des milliers de personnes se sont déjà inscrites comme participantes à l'événement sur le site Facebook.
Malgré cela, Stephen Harper défend sa décision en affirmant qu'il était nécessaire de faire le point puisqu'une nouvelle année s'entame et que la situation économique a évolué. Il va même jusqu'à dire qu'il n'exclut pas la possibilité de proroger la session parlementaire tous les ans.
Fin 2008, Stephen Harper avait eu recours à cette procédure pour empêcher la coalition formée par le Parti libéral, le Bloc et le NPD de faire tomber le gouvernement.
Retour au travail
Par ailleurs, à l'instar du Parti libéral, Jack Layton a indiqué que les députés néo-démocrates retourneraient au travail dès lundi prochain, comme prévu.
Les partis d'opposition veulent notamment en profiter pour reprendre les discussions sur les allégations de torture de détenus transférés par les Forces canadiennes aux autorités afghanes. Le comité parlementaire spécial chargé de cette question a cessé d'exister avec la prorogation du Parlement, ce que dénonce l'opposition.
Elle suggère d'ailleurs que le gouvernement Harper use de la prorogation pour éviter d'avoir à rendre des comptes sur l'implication d'Ottawa dans cette affaire.
Jack Layton a indiqué que les partis d'opposition s'étaient entendus pour reprendre les audiences du comité spécial de façon informelle le 3 février.