Le ministre Robert Dutil
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PC/Jacques Boissinot
Le ministre du Revenu du Québec, Robert Dutil, a du mal à comprendre le cas d'un opérateur d'équipement lourd qui a tenté de dénoncer le travail au noir dont il avait été témoin chez son ex-employeur.
Le ministre du Revenu du Québec s'explique mal la mauvaise prise en charge d'un dénonciateur du travail au noir, révélée par un reportage de Radio-Canada. Robert Dutil demande aux fonctionnaires d'être plus vigilants.
Le « délateur » en a parlé à des fonctionnaires, mais ils ne l'ont pas aidé adéquatement à porter plainte en bonne et due forme.
Dans un reportage exclusif de Chantal Francoeur diffusé mardi à Radio-Canada, l'opérateur Gaston Marcoux raconte qu'il a rencontré des fonctionnaires de la Commission des normes du travail, de la Commission de la construction du Québec et du Protecteur du citoyen, qui ne l'ont pas dirigé vers le ministère du Revenu. C'est pourtant la directive d'usage lorsqu'il y a dénonciation de travail au noir.
Interrogé par les journalistes de la colline Parlementaire à Québec, le ministre Dutil a déclaré que les fonctionnaires ne devaient pas fermer les yeux, et qu'il faudra à l'avenir que « leurs oreilles soient débouchées ». « On a besoin de la collaboration de tout le monde pour éliminer l'évasion fiscale. On a besoin que les citoyens nous fassent des révélations. Elles sont anonymes les révélations », a dit M. Dutil.
Un autre reportage de Gino Harel sur le travail au noir sera présenté jeudi à Radio-Canada.