Dans une entrevue de fin d'année accordée à Radio-Canada, le chef libéral Michael Ignatieff dit qu'il ne tentera pas de défaire les conservateurs à la première occasion en 2010, voulant plutôt concentrer ses énergies à reconstruire le parti.
Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Michael Ignatieff, rappelle qu'il n'entend pas défaire le gouvernement conservateur de Stephen Harper à la première occasion en 2010.
C'est le message qu'a lancé M. Ignatieff lors d'une entrevue de fin d'année accordée à la chef de bureau de Radio-Canada à Ottawa, Emmanuelle Latraverse.
« Les Canadiens nous ont dit, et pas seulement à nous, ils ont dit à tous les partis: "laissez-nous tranquille, nous sommes au milieu d'une crise". Et moi, je suis à l'écoute des Canadiens », dit-il.
Michael Ignatieff reconnaît d'ailleurs avoir commis une grande erreur cet automne lorsqu'il a tenté de défaire le gouvernement, alors que les Canadiens disaient clairement qu'ils ne souhaitaient pas d'élections.
Reconstruire le PLC
Le chef libéral veut donc profiter du début de 2010 pour reconstruire son parti et refaire son image avant de penser à renverser les conservateurs.
Il entend ainsi se servir d'une vaste tournée de consultations pancanadienne pour renouveler le PLC en vue d'un grand sommet des penseurs du parti, en mars. Selon lui, le parti en sortira grandi et pourra alors mieux articuler ses idées, notamment en environnement.
« Ce que les conservateurs ont dit: "on va donner aux Américains, à l'industrie pétrolière aux États-Unis de définir nos politiques au Canada". Et je trouve ça inacceptable », dit-il.
Mais un an après avoir pris la tête de son parti, Michael Ignatieff peine à répondre à une question essentielle: pourquoi devenir premier ministre?
« Ah, c'est une bonne question. Toute la politique se joue sur qui est mieux placé pour préparer l'avenir des Canadiens. C'est ça que j'essaie de faire. Et c'est pour ça que j'aimerais devenir premier ministre », conclut-il.