Jean Charest
Au terme de sa visite de trois jours à Moscou, le premier ministre Jean Charest a estimé que cette mission économique était un investissement à long terme.
Au terme de son voyage de trois jours à Moscou, le premier ministre Jean Charest estime qu'il faut concevoir les relations économiques entre la Russie et le Québec dans une perspective à long terme.
Dans cette optique, il n'a pas fait une croix sur l'important projet de port méthanier Rabaska à Lévis, malgré les réponses décevantes qu'il a obtenues du vice-président du géant gazier russe Gazprom, Alexandre Medvedev. Gazprom, le plus important producteur de gaz naturel au monde, était partenaire de ce projet, dont il devait assurer l'approvisionnement de gaz liquéfié.
Au terme d'une rencontre avec le dirigeant de l'entreprise russe, Jean Charest a reconnu que le projet était maintenant sur la glace. « Le projet n'est pas mort, mais il n'est plus actif », a-t-il déclaré.
La détérioration du marché du gaz naturel a pour l'instant eu raison du projet de 840 millions de dollars initié par Gaz métropolitain, Enbridge et Gaz de France. Gazprom a annoncé en juin dernier qu'elle se retirait du consortium. « Gazprom est toujours intéressée, mais elle a perdu beaucoup de sa valeur dans la crise et le prix du gaz naturel est à un plancher. Donc, tout reste en attente présentement », a dit M. Charest.
Si cet investissement demeure soumis au contexte économique, d'autres entreprises québécoises ont de leur côté obtenu des résultats plus concrets au cours de cette mission économique. Les patrons d'entreprises qui l'accompagnaient ont en effet signé quelques ententes de principe avec des entreprises russes. Et une entreprise a signé un contrat d'une valeur de 15 millions de dollars.
Après avoir multiplié les rencontres d'affaires à Moscou, la mission québécoise s'est déplacée à St-Pétersbourg, jeudi. Jean Charest y rencontrera notamment le gouverneur de Léningrad, Valery Serdyukov.
Rattrapé par la question du financement du Parti libéral, très débattue au Québec ces derniers jours, le premier ministre juge normal que lui et ses ministres sollicitent des fonds pour garnir la caisse du parti. Il a défendu cette pratique qu'il juge transparente.
Les objectifs fixés par le Parti sont de 100 000 $ par année pour chaque membre du Conseil des ministres. Les cibles que leur fixe le PLQ sont plus élevées que celles demandées aux députés en raison de leur notoriété.
Le Parti libéral soutient que ce système ne crée pas de pression indue sur les ministres, puisque les sommes qu'on leur demande de recueillir sont souvent perçues par des bénévoles.