![]() Finances publiques La CSN propose une hausse des impôtsMise à jour le mercredi 9 décembre 2009 à 4 h 50
La Confédération des syndicats nationaux (CSN) demande au gouvernement Charest de hausser les impôts et de se doter d'un plan de retour à l'équilibre budgétaire moins contraignant que prévu pour rétablir la santé financière du Québec. Ainsi, la CSN demande au gouvernement Charest d'augmenter de près d'un milliard de dollars le fardeau fiscal des Québécois plutôt que de comprimer les dépenses. Le regroupement syndical affirme qu'il s'opposera avec force au rétrécissement du rôle et de la capacité d'agir de l'État. Mardi, devant quelques centaines de délégués réunis en conseil confédéral à Québec, la présidente de la centrale syndicale, Claudette Carbonneau, a vivement dénoncé les mesures envisagées par le gouvernement Charest. Étalé sur période de quatre ans, le plan de retour à l'équilibre budgétaire du gouvernement Charest engendrera au total des compressions de quatre milliards de dollars. La présidente de la CSN considère qu'il s'agit d'un effort budgétaire « irréaliste » qui risque de replonger le Québec « dans la trajectoire des coupes massives des années noires de l'ère du déficit zéro ». Vendredi prochain, lors des consultations prébudgétaires, la CSN compte demander au ministère des Finances de renoncer à plafonner à 3,2 % la croissance des dépenses publiques. La Confédération veut également demander d'étaler sur au moins sept ans, plutôt que quatre ans, le retour à l'équilibre budgétaire. Combattre ce train de compressions rarement égalé dans les 40 dernières années sera le grand combat que nous mènerons, et ce, dès les consultations prébudgétaires de cette semaine. — Claudette Carbonneau Ainsi, la CSN proposera au gouvernement d'accroître ses revenus en puisant dans la poche des contribuables et des sociétés, notamment les institutions financières et les compagnies minières. Le secteur public Concernant les négociations entre Québec et le secteur public, la chef syndicale a prévenu la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, qu'elle devra bonifier substantiellement son offre de 7 % sur 5 ans. Le Front commun syndical, qui représente 475 000 salariés, réclame un total de 11,2 % d'augmentation de salaire sur trois ans. Malgré l'écart qui sépare les parties, la présidente de la CSN demeure raisonnablement optimiste. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne |