Logo Radio-Canada
Politique

Places en garderies

La ministre Courchesne répond au PQ

Mise à jour le jeudi 3 décembre 2009 à 7 h 07

La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, s'est insurgée mercredi contre les accusations de lien entre le financement du Parti libéral et l'octroi de places en garderies. Selon elle, en agissant ainsi, le Parti québécois est irresponsable.

C'est avec des trémolos dans la voix que Mme Courchesne a réfuté les allégations du PQ de favoritisme dans l'octroi de places en garderies au profit des donateurs du Parti libéral du Québec.

Avant de répondre aux questions des journalistes, Mme Courchesne a rappelé qu'il y avait eu des consultations avec l'Association des centres de la petite enfance et l'Association des garderies privées sur le choix des critères d'évaluation des garderies. Elle a indiqué que le souci du gouvernement était de répondre aux besoins de toutes les régions du Québec.

Elle a ensuite énuméré les critères retenus par le ministère en précisant que la liste des garderies, CPE (70 %) et garderies privées (30 %), avait été soumise aux deux associations, qui l'ont approuvée.

C'est la répartition par région des garderies qui a prévalu, certaines garderies ne pouvant pas remplir toutes les conditions, a-t-elle indiqué.

Pour conclure sa présentation, Mme Courchesne a indiqué qu'elle avait informé la majorité des députés de l'opposition pour s'assurer que le choix du ministère répondait aux besoins des populations qu'ils représentaient.

Après ce préambule, la ministre de l'Éducation est passée à l'attaque en citant les propos de M. Samir Alahmad, vice-président de l'Association des garderies privées du Québec: « La majorité de mes garderies, c'est le Parti québécois qui me les a accordées. J'avais donné des milliers et des milliers de dollars au Parti québécois ».

Elle a expliqué que le système démocratique québécois donnait la latitude aux citoyens de contribuer en toute liberté au financement des partis politiques.

Les garderies privées se défendent

L'Association des garderies privées du Québec (AGPQ) a fortement réagi aux allégations du Parti québécois. Son président, Sylvain Lévesque, a dénoncé ce qu'il a appelé une « politicaillerie de bas étage [qui se fait] sur le dos des enfants [...] je trouve ça aberrant. »

Sylvain Lévesque, président de l'Association des garderies privées du Québec

Sylvain Lévesque, président de l'Association des garderies privées du Québec

M. Lévesque soutient que les règles d'obtention des nouvelles places étaient strictes et rigoureuses.

« Je n'ai jamais entendu parler d'une telle polémique que, selon les contributions, on avait des permis de garderie ou non. Bien au contraire, j'ai vu le processus d'attribution des places, les feuilles de notation de ces places-là, et les fonctionnaires ont été très rigoureux, selon moi, dans l'attribution des places », a-t-il plaidé en entrevue au Réseau de l'information.

L'AGPQ ajoute avoir toujours défendu la transparence dans le processus d'attribution des places.

Elle croit cependant qu'afin d'éviter tout soupçon et favoriser davantage la transparence, les nouvelles places devraient être attribuées par les instances régionales, telles les Conférences des élus.