![]() Liberté de presse La FPJQ dénonce HarperMise à jour le mardi 24 novembre 2009 à 8 h 17
Les relations sont souvent tendues entre les journalistes et le gouvernement conservateur de Stephen Harper en ce qui concerne la liberté de la presse. Lundi, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a déploré les propos « cyniques » que le premier ministre a tenus samedi soir à Toronto, lors de la remise de prix pour des médias représentant des communautés culturelles. Dans un discours écrit d'avance, Stephen Harper a vanté la liberté des médias canadiens et félicité les efforts de son gouvernement pour la protéger « En tant que journalistes, vous êtes la preuve que le Canada respecte ses valeurs de liberté et de démocratie », a-t-il déclaré en précisant que son gouvernement croit fermement que la liberté des Canadiens est renforcée quand les journalistes peuvent chercher la vérité et rendre les gouvernements responsables. « Des bâtons dans les roues » « C'est vraiment cynique. En réalité sous le gouvernement Harper, tous les reporters ne sont pas libres de poser des questions. Les délais dans les demandes de traitement de l'information ont été multipliés. Moi, j'appelle ça mettre des bâtons dans les roues », a rétorqué Brian Myles, le nouveau président de la FPJQ. Mentionnons que le personnel du premier ministre avait fait savoir avant son discours que celui-ci ne répondrait pas aux questions des journalistes après son allocution. « C'était un discours très important. Les médias de ces communautés font un pont entre les institutions canadiennes et les communautés culturelles. De la part d'un gouvernement conservateur, je pense que c'est très important », a tempéré Mohammad Tajdolati, un journaliste iranien basé à Toronto. Lors de l'événement, le Conseil national de la presse et des médias ethniques du Canada a nommé Stephen Harper président honoraire à vie. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne Dossiers en profondeur
|