Janine Krieber en compagnie de Stéphane Dion et de leur fille Jeanne
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PC/Sean Kilpatrick
L'épouse de Stéphane Dion, Janine Krieber, critique sévèrement le PLC et son chef Michael Ignatieff dans un commentaire publié, puis retiré, sur le populaire site de réseautage social.
Janine Krieber, la femme de Stéphane Dion, n'a pas été tendre à l'endroit du Parti libéral du Canada (PLC) et de son chef. Dans un commentaire publié puis supprimé sur le site de réseautage Facebook, elle a notamment noté que PLC était en perte de contrôle et que Michael Ignatieff n'était pas l'homme de la situation.
Mme Krieber reproche à la nouvelle direction libérale de ne pas avoir donné suite à la coalition de gauche proposée par son mari avec le NPD et le Bloc québécois.
Pour l'épouse de l'ex-chef libéral, la lente agonie du PLC a commencé depuis que « Paul Martin a traité si cavalièrement Jean Chrétien ».
Prenant la défense de son mari, dont le passage à la tête du PLC s'est soldé par une défaite électorale cuisante, Janine Krieber écrit que « si les élites de Toronto avaient été plus éveillées, humbles et réalistes, Stéphane [Dion] était prêt à prendre tout le temps et les coups pour reconstruire ce parti. Mais ils n'ont pas avalé le 26 %, maintenant nous sommes à 23 %. »
Critiquant les conservateurs, elle a aussi décoché quelques flèches à l'endroit de Michael Ignatieff, dont elle a remis en cause l'envergure de chef.
« Je ne veux pas que les conservateurs continuent à changer mon pays. Ils sont en train, doucement, comme n'importe quelle dictature, de transformer le monde. La torture n'existe pas, la corruption est une vue de l'esprit. Avons-nous vraiment le bon chef pour discuter de ces questions? Est-ce que quelqu'un peut vraiment écrire toutes ces insanités et nous faire croire qu'il a tout simplement changé d'idée? » s'interroge-t-elle.
Sans dévoiler ses intentions, Mme Krieber affirme amorcer une « réflexion sérieuse » pour rejoindre éventuellement un « parti dédié, qui ne conteste pas son chef à chaque hoquet des sondages. Un parti où la règle serait le principe de plaisir et non l'assassinat. Un parti où l'éthique du travail et de la compétence seraient respectés et où les sourires ne seraient pas factices. »
D'après la Presse canadienne, qui a obtenu une copie du commentaire de Janine Krieber, Stéphane Dion ne serait pas impliqué dans cette virulente sortie de sa femme.