![]() Amir Khadir Bilan d'une première année à QuébecMise à jour le jeudi 12 novembre 2009 à 23 h 15 Amir Khadir est devenu le premier député de Québec solidaire le 8 décembre dernier. En entrevue à Radio-Canada, Amir Khadir fait le bilan de cette première année à l'Assemblée nationale. Étant un novice de la joute politique, le député de Mercier reconnaît que cette première année d'expérience a été marquée de bons et de moins bons coups. Selon lui, son « meilleur coup médiatique » depuis son élection a été lorsqu'il a questionné l'ancien PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Henri-Paul Rousseau, sur les déboires financiers de l'institution. « Parce que Henri-Paul Rousseau concentrait en lui tous les courroux populaires », dit-il. Parmi peut-être ses moins bons coups médiatiques, Amir Khadir revient sur son lancer de soulier sur une photo de George W. Bush lors d'une manifestation à Montréal. « On m'a dit que ce n'était pas politiquement correct parce qu'il y a des gens qui se sont effarouchés de ça. J'ai assumé », indique le député qui ne regrette pas son geste. L'intellectuel de 48 ans, qui a une opinion tranchée sur tous les sujets, a dû s'adapter à la réalité parlementaire. « Il ne peut pas se prononcer sur tout ce que nous on veut. Il y a un agenda au Parlement, il doit suivre cet agenda. C'est sûr qu'il y a matière à vivre des frustrations, mais nous aussi on apprend, c'est notre première expérience », dit sa conjointe Nima Machouf. Le député qui rêve de changer le monde dit d'ailleurs trouver la politique parfois frustrante. « Ce n'est pas très concret toujours. On parle beaucoup, mais les résultats ne sont pas immédiats », affirme-t-il. Toujours près de ses patients En plus de ses fonctions d'élu, Amir Khadir exerce toujours son métier de médecin spécialisé en microbiologie-infectiologie. Il continue en effet de voir ses patients un avant-midi par deux semaines à l'Hôpital Pierre-Le Gardeur, à Lachenaie. « Ici c'est concret, je vois des patients, ils ont des besoins, on fait des évaluations, on fait des diagnostics, des examens puis, en fonction de ça, on fait des traitements. Ça donne généralement des résultats concrets, donc ça me permet de garder un pied sur terre », avance-t-il en précisant que la politique demeure son plus grand défi. Même s'il a toujours été très actif, Amir Khadir dit d'ailleurs trouver la politique très prenante. « C'est très exigeant, très exigeant, c'est dur pour le corps, d'abord pour tous ceux qui doivent voyager entre leur comté et le parlement. Ensuite, il y a toutes ces commissions, il y a la session intensive où on doit siéger des fois jusqu'à 11 h-minuit », avoue celui qui est aussi père de trois enfants. Étant le seul élu de Québec solidaire, il ajoute que c'est très difficile d'attirer l'attention sur le parti. Son équipe est très petite et l'autre porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, demeure plutôt dans l'ombre. Amir Khadir espère toutefois renverser la tendance et donner très bientôt une vraie place à son parti sur l'échiquier politique québécois. Dossiers en profondeur
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