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En profondeur

Mise à jour le mardi 27 octobre 2009 à 16 h 01

Le défi Internet de Marc Fafard

Marc Fafard

Photo: Équipe Marc Fafard

Marc Fafard

Il y a certaines choses que l'on tient pour acquises comme l'eau, l'électricité et, pour une bonne partie de la population, Internet haute vitesse. Ce système, qui fait partie intrinsèque de la vie de la majorité, est loin d'être la réalité quotidienne de certains résidents de la Côte-Nord.

Ainsi, une entrevue Twitter avec le candidat à la mairie de Sept-Îles Marc Fafard, qui initialement devait durer une vingtaine de minutes, a pris plus d'une heure.

Originaire du Nouveau-Brunswick, Marc Fafard décrit d'ailleurs l'absence d'Internet haute vitesse comme un véritable handicap.

Entrevue Twitter

@marcfafard - Sur quels sites de réseaux sociaux peut-on vous trouver?

@caroleaoun - On me trouve sur Facebook et sur Twitter. Je n'ai pas de site Internet, mais faites une recherche sur YouTube (marc fafard-uranium).

@marcfafard - Pourquoi n'avez-vous pas de site Internet?

@caroleaoun - Il faut le construire et le mettre à jour. Je crois que les jeunes sont autant sur Facebook. C'est une question de quantité de travail.

@marcfafard - Quels sont les avantages d'utiliser les réseaux sociaux dans une campagne électorale?

@caroleaoun - Avec Facebook, on peut faire un genre de cahier de doléances des citoyens. Je veux bâtir ma plateforme avec les préoccupations actualisées.

@marcfafard - Est-ce que l'accès à Internet est un enjeu important pour vous?

@caroleaoun - Oui, la basse vitesse à la maison en 2009, c'est un handicap. Le net est toujours ON. S'il faut se trouver un café wifi, on n'est pas live.

@marcfafard - Croyez-vous que votre contact avec les électeurs est différent lorsque vous utilisez les sites de réseaux sociaux?

@caroleaoun - Oui, quand on écrit qqchose il faut vraiment le penser, car ça reste les écrits. Les gens en face-à-face peuvent dire et redire autrement.

@marcfafard - Est-ce encore nécessaire d'utiliser des pancartes et de faire du porte-à-porte lorsque l'on peut utiliser des sites aussi populaires?

@caroleaoun - Oui, les pancartes sont la décoration de la campagne classique et le contact avec les gens sera toujours la base au niveau municipal.

@marcfafard - Recevez-vous des commentaires et des réactions à la suite de votre présence sur Facebook et Twitter?

@caroleaoun - Oui, les jeunes trouvent que je suis organisé et les gens disent aussi que c'est agréable de se sentir impliqué et écouté.

@marcfafard - Qu'est-ce que votre présence sur le web vous apporte de plus?

@caroleaoun - Des échanges avec les citoyens qui se poursuivent et s'alimentent de commentaires d'autres citoyens. Un débat ordonné en dév. continu.

@marcfafard - À votre avis, est-ce devenu indispensable dans les campagnes électorales? Tous les politiciens devraient-ils être sur le web?

@caroleaoun - Oui, si on veut intéresser la gang qui vote plus, car je crois que les aînés ne sont pas tous là, mais beaucoup d'autres le sont.

@marcfafard - À quelle fréquence mettez-vous à jour les différents sites, et le faites-vous vous-mêmes?

@caroleaoun - Je voudrais le faire tous les jours, mais sans la haute vitesse à la maison c'est difficile, donc tous les 2 ou 3 jours en réalité.

LIENS

Marc Fafard sur Facebook

Le fil Twitter de Marc Fafard


NOTRE PANEL VIRTUEL

Ujjal Dosanjh, député libéral fédéral de Vancouver-Sud, est un des politiciens les plus actifs sur Twitter.

Louise Harel, candidate à la mairie de Montréal, s'est convertie à Twitter à l'âge de 63 ans pour les élections municipales.

Caroline Bourgeois et Louis Cléroux sont en campagne pour la première fois, et ils utilisent évidemment les réseaux sociaux.

Marc Fafard, candidat à la mairie de Sept-Îles, se prête au jeu de l'entrevue Twitter.

Louis Cléroux, candidat au poste de conseiller à Montréal, discute de sa stratégie de campagne en entrevue sur Twitter.

Marc Snyder, conseiller pour l'équipe de Gérald Tremblay à Montréal, livre ses réflexions sur la communication politique en entrevue sur Twitter.

Trevor May parle de sa création, l'outil PoliTwitter, qui permet de suivre ce que disent les politiciens canadiens sur Twitter.

Trois universitaires, Luc Dupont, Thierry Giasson et Marc David, analysent l'impact des réseaux sociaux sur la politique.

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