![]() En profondeur
Mise à jour le mercredi 28 octobre 2009 à 14 h 23 Une nouvelle génération de politiciensLes jeunes politiciens qui ont grandi avec Internet utilisent-ils davantage les réseaux sociaux pour promouvoir leur candidature dès leur première expérience politique? Délaissent-ils les formes traditionnelles de promotion, comme le porte-à-porte et les pancartes, pour se consacrer entièrement à des sites qui offrent un accès illimité à des milliers de citoyens? Deux jeunes candidats aux élections municipales de Montréal nous ont parlé de leurs premiers pas dans le monde politique à l'ère d'Internet. Caroline Bourgeois est candidate au poste de conseillère de ville dans le district de la Pointe-aux-Prairies pour l'équipe de Louise Harel, Vision Montréal. De son côté, Louis Cléroux se présente sous la bannière d'Union Montréal, l'équipe de Gérald Tremblay, comme conseiller dans le district Hochelaga. D'entrée de jeu, les deux candidats reconnaissent la puissance d'Internet, et particulièrement des réseaux sociaux, pour promouvoir leur candidature. Diplômée en journalisme, Mme Bourgeois souligne que les sites permettent entre autres de renouer contact avec plusieurs personnes lors de l'annonce du saut en politique. De son côté, le jeune entrepreneur Louis Cléroux parle de la puissance des réseaux sociaux et de l'exemple de Barack Obama. Actuellement, la candidate de Vision Montréal utilise davantage Facebook pour ses activités politiques. Elle est d'avis que les outils Internet sont complémentaires aux autres méthodes utilisées lors d'une campagne électorale. « Avec Internet, ça ne nous empêche pas de poursuivre notre porte-à-porte, l'envoi aussi des cartes postales qui expliquent notre programme, dit-elle. Ce qui est intéressant avec ce genre d'outil là, c'est que ça nous permet de rejoindre des utilisateurs web ou des électeurs qui sont encore plus curieux de savoir exactement qui on est, qui ont le temps, qui ont l'intérêt de savoir d'où on vient, les idées aussi que l'on propose. » Les deux candidats croient que les réseaux sociaux sont devenus incontournables en 2009. Selon M. Cléroux, l'idéal serait que tout le monde soit présent sur les sites, mais la réalité est tout autre. « Je vous donne l'exemple d'Union Montréal, qui a 102 candidats. Donc, de mobiliser 102 candidats à faire une page Facebook, c'est sûr que c'est très difficile, mais on a pris action pour le faire. Il y a eu des formations justement pour éduquer les personnes à faire une page Facebook. » Mme Bourgeois, qui poursuit des études en management municipal à l'École nationale d'administration publique, croit que c'est devenu essentiel, mais insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas du seul moyen pour rejoindre les électeurs. Une nouvelle façon de faire de la politique Par ailleurs, les deux candidats sont unanimes: les réseaux sociaux changent la façon de faire de la politique, pour le meilleur et parfois pour le pire. Les sites de réseaux sociaux ont-ils réellement un impact chez les électeurs courtisés par les politiciens? Est-ce un devoir pour les politiciens de s'afficher dans le monde virtuel? Louis Cléroux rappelle que, pour la présente campagne, les principaux chefs de parti sont présents sur les sites de réseaux sociaux. « Je crois que c'est important que l'on soit présent. Un directeur des communications d'un parti se doit, d'après moi, d'être présent dans les médias sociaux. On est rendu en 2009, bientôt en 2010, je crois qu'on est rendu à l'ère où il faut être vraiment présent dans ces médias-là. » De son côté, Caroline Bourgeois ne nie pas que l'outil permet de rejoindre un grand nombre de personnes, mais elle précise toutefois que la défaite d'un candidat ne serait sûrement pas causée par son absence du web. Quoi qu'il en soit, Louis Cléroux soutient que sa relation avec les électeurs a changé en raison de leur intérêt non seulement pour les réseaux sociaux, mais également pour la politique. Si Caroline Bourgeois et Louis Cléroux sont élus dans leur district, ils promettent de continuer à mettre à jour leurs différents profils sur les sites de réseaux sociaux et de ne pas laisser leurs pages orphelines. Le candidat d'Union Montréal cite en exemple Barack Obama, qui a poursuivi la révolution lancée sur le web de la dernière campagne présidentielle américaine. LIENSCaroline Bourgeois sur Facebook La page de Caroline Bourgeois sur Vision Montréal La page de Louis Cléroux sur Union Montréal Suivre le jeune candidat sur Twitter
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