Mise à jour le mercredi 28 octobre 2009 à 14 h 34
Twitter n'a pas d'âge
Une minute trente secondes. C'est le temps nécessaire pour se rendre de l'entrée principale de Radio-Canada au studio web destiné aux entrevues. Les salutations d'usage faites, Louise Harel a fait la presque totalité du parcours les yeux rivés sur son Blackberry. Peu de temps avant la rencontre, elle avait déjà averti quelque 300 personnes, qui la suivent sur sa page Twitter, de son passage à Radio-Canada.
« Entrevue sur le web de Radio-Canada à 15 h 45. À 63 ans, j'ai appris à utiliser les nouveaux médias. Pourquoi pas vous? »
La candidate à la mairie de Montréal pour Vision Montréal « twitte » elle-même depuis le début du mois de septembre. Missives contre ses adversaires, présentation de sa plateforme électorale, revue de presse, tout y passe.
Élue pour la première fois à l'Assemblée nationale en 1981, elle est passée de la correspondance écrite à la main au petit Blackberry. Depuis l'achat d'un ordinateur portable l'an dernier, après avoir tiré sa révérence de la politique provinciale, elle admet ne plus être capable de s'en passer au quotidien.La candidate à la mairie témoigne des changements survenus au cours des dernières décennies sur la manière de faire de la politique. Elle a également dû s'adapter à la popularité d'Internet et des réseaux sociaux qui, à son avis, servent notamment à mobiliser les électeurs.
Mme Harel qualifie d'incroyable son expérience avec les réseaux sociaux jusqu'à présent. Selon elle, leur utilisation « intensifie la conviction d'être en contact avec une personne ». En entrevue, la candidate à la mairie aborde aussi les limites de ces réseaux virtuels.
Écoutez la deuxième partie de l'entrevue avec Louise Harel
Malgré la popularité des réseaux sociaux, Mme Harel ne croit pas qu'il faut laisser tomber le porte-à-porte et les pancartes électorales. Elle explique que la confiance s'établit à travers un rapport direct. Néanmoins, elle reconnaît qu'en 2009, il est devenu impensable de faire une campagne électorale sans utiliser les sites de réseaux sociaux.
Écoutez la troisième partie de l'entrevue avec Louise Harel
Tout comme le député de Vancouver-Sud Ujjal Dosanjh, Louise Harel est la preuve qu'il n'y pas d'âge pour apprendre et utiliser les sites de réseaux sociaux. Faisant fi de leur âge, les deux politiciens démontrent, chacun à sa manière, qu'il est possible d'intégrer les outils technologiques dans leur quotidien tout en continuant à faire de la politique plus traditionnelle.
LIENS
Le site officiel de Vision Montréal
Vision Montréal sur Flickr
La chaîne YouTube de Vision Montréal
Louise Harel sur Twitter
NOTRE PANEL VIRTUEL

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Ujjal Dosanjh, député libéral fédéral de Vancouver-Sud, est un des politiciens les plus actifs sur Twitter. |
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Louise Harel, candidate à la mairie de Montréal, s'est convertie à Twitter à l'âge de 63 ans pour les élections municipales. |
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Caroline Bourgeois et Louis Cléroux sont en campagne pour la première fois, et ils utilisent évidemment les réseaux sociaux. |
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Marc Fafard, candidat à la mairie de Sept-Îles, se prête au jeu de l'entrevue Twitter. |
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Louis Cléroux, candidat au poste de conseiller à Montréal, discute de sa stratégie de campagne en entrevue sur Twitter. |
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Marc Snyder, conseiller pour l'équipe de Gérald Tremblay à Montréal, livre ses réflexions sur la communication politique en entrevue sur Twitter. |
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Trevor May parle de sa création, l'outil PoliTwitter, qui permet de suivre ce que disent les politiciens canadiens sur Twitter. |
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Trois universitaires, Luc Dupont, Thierry Giasson et Marc David, analysent l'impact des réseaux sociaux sur la politique. |
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