Un compte rendu en direct du N.-B.

Le premier ministre Stephen Harper lors d'une conférence de presse à la suite du Sommet du G20, à Pittsburgh, le 25 septembre 2009.   © PC/Sean Kilpatrick

Selon le ministre fédéral des Transports, John Baird, c'est à St-Jean, au Nouveau-Brunswick, plutôt qu'aux Communes que le premier ministre Stephen Harper présentera son rapport d'étape sur son plan de relance économique.

Le rapport d'étape sur le plan de relance économique du gouvernement fédéral sera présenté lundi à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, plutôt qu'à la Chambre des communes.

En entrevue à l'émission Question Period today, à CTV, dimanche, M. Baird a déclaré que cette mise à jour de l'état de l'économie démontrera de grands progrès par rapport au rapport de juin.

En juin, le gouvernement minoritaire conservateur a pu éviter des élections en acceptant de s'engager à remettre un troisième rapport d'étape sur leur plan de relance économique au cours de la semaine du 28 septembre.

Selon M. Baird, le premier ministre a décidé de présenter son rapport d'étape à Saint-Jean, plutôt qu'au Parlement, pour ne pas se « confiner à une bulle à Ottawa ». « Il veut sortir de la capitale, parler avec de vraies personnes à travers le pays », a-t-il dit.

Le premier ministre conservateur ne pourra toutefois éviter la reprise des travaux parlementaires, qui elle, a toujours lieu à Ottawa lundi.

Et les libéraux, toujours déterminés à faire tomber le gouvernement, disposeront cette semaine d'une journée d'opposition au cours de laquelle ils déposeront leur motion de censure envers le gouvernement.

Le porte-parole du Parti libéral en matière de finances a d'ailleurs souligné que la teneur du rapport d'étape importait peu.

« Nous, libéraux, avons pris notre décision. Nous votons contre ce gouvernement. » — John McCallum

Les conservateurs, minoritaires, auront plus besoin que jamais des néo-démocrates pour survivre. Ils pourront sans doute compter sur Jack Layton qui affirme toujours vouloir faire fonctionner le Parlement pour permettre à la législation sur l'assurance-emploi d'aller de l'avant.

Le chef néo-démocrate répète que c'est grâce aux pressions de son parti que les conservateurs ont révisé le régime d'assurance-emploi qui pourrait aider quelque 190 000 personnes.

Quant au Bloc Québécois, son chef, Gilles Duceppe, a déjà dit qu'il appuierait les libéraux.