Le ministre Peter MacKay (archives)
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PC/Deddeda Stemler
La commissaire fédérale à l'éthique impose une amende de 200 $ au ministre de la Défense pour avoir omis de dévoiler ses fonctions de vice-président et de membre du C. A. dans deux entreprises appartenant à son père.
La commissaire fédérale aux conflits d'intérêts et à l'éthique a imposé jeudi une amende de 200 $ au ministre de la Défense, Peter MacKay, pour avoir omis de dévoiler ses fonctions de vice-président et de membre du conseil d'administration dans deux entreprises appartenant à son père.
Le ministre MacKay a démissionné de ses postes chez Beaver Lumber et Lorne Resources après que le bureau de la commissaire Mary Dawson l'eut contacté concernant sa participation dans ces deux entreprises. L'information a été révélée jeudi par le Chronicle Herald d'Halifax.
Dans une lettre envoyée à M. MacKay, Mme Dawson annonce qu'elle lui impose une amende de 200 $ pour ce qu'elle considère comme une « grave infraction » à la Loi sur les conflits d'intérêts. Cette loi interdit aux ministres fédéraux d'agir comme dirigeant ou membre du conseil d'administration d'une entreprise.
Peter MacKay parle d'un « oubli »
Peter MacKay a répondu par lettre à Mme Dawson pour l'informer qu'il avait « oublié » de déclarer ses occupations extraministérielles et avait démissionné des deux compagnies familiales aussitôt qu'il a reçu sa missive.
Le ministre de la Défense ajoute qu'il n'a jamais été actionnaire ou même propriétaire de Beaver Lumber.
La question de l'éthique du ministre MacKay se fait d'autant plus pressante qu'il a annoncé, jeudi dernier, une aide gouvernementale de 7 millions de dollars à l'attention des propriétaires forestiers de la Nouvelle-Écosse, précisément le champ d'activités des compagnies Beaver Lumber et Lorne Resources.
Le ministre dit ne pas savoir si les entreprises de son père bénéficieront de cette aide financière et se défend de tout conflit d'intérêts. « Mon rôle était de faire l'annonce au nom du gouvernement fédéral. Ce n'est pas moi qui décide où va l'argent », déclare-t-il.
Un argument jugé irrecevable
La députée néodémocrate Megan Leslie trouve pour le moins « étrange » que le ministre ait oublié ses postes dans deux compagnies paternelles. Mme Leslie rappelle que les députés se soumettent tous à une vérification approfondie de leurs activités au moment de leur entrée en fonction.
À Ottawa, Duff Conacher, du groupe Democracy Watch, se fait cinglant. « Plaider l'ignorance n'est pas une excuse pour violer la loi », affirme le porte-parole de l'organisme.