Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a voulu rassurer le Québec, en affirmant, jeudi, qu'il n'avait pas l'intention de diminuer les transferts fédéraux aux provinces afin de réduire le déficit fédéral.
Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, affirme qu'il n'a pas l'intention de diminuer les transferts fédéraux aux provinces pour éponger le déficit fédéral.
Stephen Harper à l'Université Laval.
De passage à Québec pour annoncer une subvention au centre sportif de l'Université Laval, M. Harper a précisé que le retour à l'équilibre budgétaire pouvait se faire sans priver les provinces des sommes qui leur sont dues.
Il répondait ainsi aux inquiétudes de son homologue du Québec, Jean Charest, qui se questionnait, mercredi, au terme d'une réunion de ses députés à Saint-Hyacinthe sur la façon dont Ottawa s'y prendra pour juguler son déficit.
« Nous n'appuierons jamais la coupure des fonds pour des activités essentielles comme la santé et l'éducation », a dit M. Harper, ajoutant que son gouvernement avait augmenté les transferts au Québec de 40 % depuis son arrivée au pouvoir.
En novembre dernier, toutefois, Ottawa annonçait des changements à la formule de péréquation pour ralentir l'augmentation des coûts, privant ainsi le Québec de 50 millions de dollars en 2009-2010.
D'autre part, le premier ministre conservateur soutient que le retour à l'équilibre des finances publiques sera possible sans compressions importantes d'ici 2013, lorsque les effets de la reprise économique se feront sentir.