![]() PolitiqueParti conservateur Près d'une majoritéMise à jour le lundi 24 août 2009 à 12 h 33
Le Parti libéral de Michael Ignatieff pourrait devoir y penser à deux fois avant de faire tomber le gouvernement minoritaire conservateur de Stephen Harper au début de l'automne, si l'on se fie aux résultats d'un récent sondage Ipsos Reid effectué pour le compte de CanWest/Global. Le coup de sonde, effectuée au téléphone auprès de 1001 personnes entre le 18 et le 20 juin, accorde 39 % des intentions de vote au Parti conservateur, contre 28 % pour les libéraux. Le NPD et les verts obtiennent respectivement 14 % et 10 % des appuis. Environ 7 % des répondants sont indécis. Par rapport au dernier sondage Ipsos Reid publié il y a deux mois, les conservateurs ont accru leur avance de cinq points de pourcentage, tandis que les libéraux ont perdu sept points. Les néo-démocrates en ont gagné un, les verts, deux. Le sondage a une marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20. De manière générale, 49 % des répondants croient que les libéraux ne sont pas prêts à gouverner, contre 47 % qui sont d'avis contraire. L'exercice révèle en outre que le chef conservateur a le dessus sur son adversaire dans une multitude de dossiers, dont la capacité à améliorer l'économie (48 % contre 40 %) et à défendre les intérêts canadiens à l'étranger (48 % contre 41 %). Ignatieff est perçu comme plus apte à protéger l'environnement (45 % contre 41 %). Les conservateurs sont en outre donnés gagnants dans presque toutes les provinces à l'ouest du Québec. Selon Ipsos Reid, le Bloc québécois conserve le haut du pavé avec 35 % des intentions de vote au Québec, contre 29 % pour les libéraux et 20 % pour les conservateurs. En Atlantique, les libéraux obtiennent 34 % des intentions de vote, contre 32 % pour les conservateurs. Les conservateurs sont toutefois en avance en Ontario (43 % contre 31 %), province qui élit à elle seule le tiers des députés fédéraux. Il en va de même en Colombie-Britannique (38 % contre 27 %), où le dernier scrutin fédéral avait donné lieu à plusieurs courses à trois. Dans les Prairies, les conservateurs reçoivent l'appui de 57 % des électeurs et devancent non pas les libéraux, mais les néo-démocrates, avec 25 % des intentions de vote. L'Alberta demeure un bastion conservateur: deux électeurs sur trois appuieraient le parti de Stephen Harper. À la fin du printemps, une série de sondages EKOS réalisés pour le compte de CBC a révélé que les libéraux ont brièvement devancé les conservateurs dans les intentions de vote. L'écart s'est ensuite rétréci, tant et si bien qu'à la fin de la session parlementaire, les deux partis étaient à égalité dans les intentions de vote. Des élections ont été évitées à la fin de l'été après que les libéraux et les conservateurs se sont entendus pour créer un groupe de travail censé proposer des améliorations à apporter au régime d'assurance-emploi. Un rapport doit être présenté à ce sujet en septembre. Tout l'été, les journaux canadiens ont été tapissés d'articles concluant que les négociations n'allaient nulle part, laissant du coup planer la possibilité que des élections aient lieu. Les néo-démocrates et les bloquistes ont déjà indiqué qu'ils n'avaient pas l'intention d'appuyer le gouvernement conservateur si les libéraux déposaient une motion de défiance à son endroit. Lors du dernier scrutin fédéral, le 14 octobre, le PCC avait récolté plus de 37 % des votes, contre un peu plus de 26 % pour le PLC, alors mené par Stéphane Dion. Les sondeurs considèrent généralement qu'un gouvernement majoritaire est envisageable lorsqu'un parti franchit la barre des 40 %. Dossiers en profondeur
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